Sommaire
- Un dispositif plusieurs fois retardé
- Des conditions désormais jugées plus réalistes
- Pourquoi cela change la donne pour les bailleurs
- Un enjeu important pour le marché locatif
L’essentiel à retenir
- Le gouvernement veut relancer l’investissement locatif privé.
- Plusieurs signaux favorables apparaissent sur le marché ancien.
- Certains bailleurs pourraient relancer leurs projets immobiliers.
Un dispositif plusieurs fois retardé
Le dispositif Jeanbrun avait initialement été évoqué lors de la loi de finances 2026. Mais son parcours législatif a rapidement tourné au casse-tête.
La première version du texte imposait des conditions jugées beaucoup trop strictes par les professionnels du secteur :
- au moins 30 % de travaux ;
- un objectif de DPE A ou B ;
- des critères quasiment impossibles à atteindre dans certaines copropriétés.
Résultat : beaucoup d’investisseurs risquaient simplement de renoncer.
Face aux critiques, le gouvernement a finalement revu sa copie.
Des conditions désormais jugées plus réalistes
Une proposition de loi portée par Valérie Létard et soutenue par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a été adoptée en commission le 20 mai 2026.
Le texte prévoit désormais :
- un minimum de 20 % de travaux par rapport au prix d’achat ;
- deux sauts de classe DPE pour les logements F ou G ;
- un seul saut de classe pour les autres logements.
Des objectifs jugés beaucoup plus accessibles pour les bailleurs, notamment dans l’ancien.
Le dispositif pourrait être définitivement adopté avant l’été si le Parlement valide la version actuelle sans modification majeure.
Pourquoi cela change la donne pour les bailleurs
Cette évolution est perçue comme un signal positif par de nombreux investisseurs.
Depuis plusieurs années, beaucoup de propriétaires jugeaient le contexte trop contraignant :
- hausse de la taxe foncière ;
- encadrement des loyers ;
- restrictions sur les passoires thermiques ;
- coût élevé des rénovations.
Avec ce nouveau mécanisme, le gouvernement cherche à rendre l’investissement dans l’ancien plus attractif tout en encourageant la rénovation énergétique.
L’exécutif espère ainsi remettre davantage de logements sur le marché locatif, alors que l’offre continue de reculer dans plusieurs grandes villes.
Un enjeu important pour le marché locatif
Le gouvernement voit aussi dans cette réforme un moyen de soutenir l’activité immobilière.
Chaque investissement génère potentiellement :
- des travaux de rénovation ;
- de la TVA pour l’État ;
- des droits de mutation pour les collectivités ;
- de nouveaux logements disponibles à la location.
Pour les bailleurs, le message est surtout politique : après plusieurs années de durcissement, l’État semble vouloir redonner une place plus importante au statut de propriétaire bailleur privé.
Dans un marché locatif en pleine évolution, les bailleurs ont intérêt à suivre précisément la rentabilité de leurs biens et anticiper les nouvelles règles. Des outils comme BailFacile permettent de centraliser les loyers, les charges et le suivi des investissements locatifs.
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- Un dispositif plusieurs fois retardé
- Des conditions désormais jugées plus réalistes
- Pourquoi cela change la donne pour les bailleurs
- Un enjeu important pour le marché locatif


