Sommaire
- Un nouveau dispositif pour soutenir l’investissement locatif
- Déficit foncier : un avantage fiscal supplémentaire
- Des conditions strictes pour en bénéficier
- Qui peut réellement en profiter ?
L’essentiel à retenir
- Déduction possible jusqu’à 8 000 € par an sur les revenus locatifs
- Plafond porté à 12 000 € pour le logement très social
- Dispositif réservé à certains biens et engagements de location stricts
Un nouveau dispositif pour soutenir l’investissement locatif
Ce mécanisme fiscal, prévu par l’article 47 de la loi de finances 2026, vise à relancer l’offre de logements locatifs. Il s’adresse directement aux propriétaires bailleurs et permet de réduire la base imposable des revenus fonciers.
Concrètement, le dispositif permet de déduire :
- une partie du prix d’achat du bien immobilier
- l’ensemble des charges liées à la location : travaux intérêts d’emprunt taxe foncière
En pratique, cela permet de réduire fortement l’imposition sur les loyers perçus.
Le plafond de déduction est fixé à :
- 8 000 € par an dans le cas général
- 12 000 € par an si au moins 50 % des revenus concernent du logement très social
Déficit foncier : un avantage fiscal supplémentaire
Le dispositif va plus loin que la simple déduction annuelle.
Si les charges dépassent les revenus locatifs, le bailleur peut également imputer :
- jusqu’à 10 700 € de déficit foncier
- sur ses autres revenus imposables
Cela peut réduire encore davantage l’impôt global du foyer fiscal, au-delà de la seule activité locative.
Des conditions strictes pour en bénéficier
Cet avantage fiscal n’est pas automatique. Plusieurs conditions doivent être respectées pour pouvoir l’activer :
- le logement doit être non meublé
- il doit être neuf ou acquis récemment
- il doit être loué comme résidence principale du locataire
- engagement de location d’au moins 9 ans
- le bien doit être situé dans un immeuble collectif
Autre point clé :
- le dispositif est irrévocable une fois choisi lors de la déclaration de revenus
Cela signifie qu’un bailleur ne peut pas changer de stratégie fiscale après coup pour ce bien.
Qui peut réellement en profiter ?
Sur le papier, aucun plafond de revenus n’est imposé au bailleur. Mais dans les faits, l’accès dépend surtout :
- du type de bien détenu
- de la stratégie locative choisie dès l’acquisition
- du respect strict des conditions d’engagement
Résultat : tous les propriétaires ne sont pas concernés, et certains pourraient passer à côté de l’avantage faute d’anticipation.
Ce type de dispositif montre que la fiscalité immobilière devient un levier direct de rentabilité, mais uniquement si elle est anticipée en amont.
Des outils comme BailFacile permettent aux bailleurs de suivre précisément leurs revenus locatifs, leurs charges et leur rentabilité réelle. Une gestion structurée aide à mieux identifier les opportunités fiscales et à éviter les erreurs de choix au moment de la déclaration.


