Sommaire
- Un nouveau changement du calcul du DPE envisagé
- Des logements pourraient éviter l’interdiction de louer
- Une réforme qui divise les professionnels
L’essentiel à retenir
- Le gouvernement envisage une nouvelle baisse du coefficient électrique du DPE.
- Des centaines de milliers de logements pourraient sortir des classes F ou G.
- Certains bailleurs pourraient éviter des travaux ou une interdiction de louer.
Un nouveau changement du calcul du DPE envisagé
Le gouvernement prépare une nouvelle réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE).
Le sujet doit notamment être abordé lors des assises du diagnostic immobilier organisées le 21 mai 2026.
Le changement concerne le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire, appelé CEP.
Ce coefficient sert à calculer la consommation énergétique des logements chauffés à l’électricité.
Longtemps fixé à 2,58, il a été abaissé à 2,3 en 2021 puis à 1,9 depuis le 1er janvier 2026.
Selon les informations publiées par Challenges, l’exécutif envisage désormais une nouvelle baisse vers 1,7.
Cette évolution améliorerait mécaniquement la note énergétique de nombreux logements électriques, sans travaux supplémentaires.
Des logements pourraient éviter l’interdiction de louer
La précédente réforme du coefficient électrique aurait déjà permis à environ 850 000 logements de sortir du statut de passoire thermique, selon Bercy.
Avec un coefficient abaissé à 1,7, environ 382 000 logements supplémentaires pourraient quitter les classes F ou G, d’après une étude de la société Krno.
Pour les bailleurs, l’enjeu est majeur.
Un logement reclassé peut éviter certaines restrictions liées à la location des passoires thermiques.
Cette évolution pourrait aussi limiter les dépenses de rénovation énergétique pour certains propriétaires.
Dans un contexte où les travaux deviennent coûteux, ce changement pourrait modifier les stratégies de nombreux bailleurs.
Une réforme qui divise les professionnels
Cette nouvelle évolution du DPE suscite toutefois de fortes critiques.
Certains experts estiment que modifier régulièrement les règles fragilise la crédibilité du diagnostic.
Selon plusieurs professionnels, ces ajustements successifs peuvent décourager les travaux de rénovation.
Un propriétaire peut hésiter à investir si l’étiquette énergétique évolue simplement par changement de méthode de calcul.
D’autres acteurs du secteur soutiennent au contraire cette réforme.
La Fnaim estime notamment que certains logements chauffés à l’électricité étaient injustement pénalisés jusqu’à présent.
Le débat porte aussi sur les conséquences pour les locataires.
Si un logement sort des classes F ou G, le gel du loyer peut être levé, même si les factures énergétiques restent élevées.
Dans ce contexte réglementaire mouvant, les bailleurs ont intérêt à suivre précisément l’évolution du DPE et les conséquences sur leurs biens.
Des outils comme BailFacile permettent de centraliser ces informations et de mieux piloter la gestion locative.
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- Un nouveau changement du calcul du DPE envisagé
- Des logements pourraient éviter l’interdiction de louer
- Une réforme qui divise les professionnels


