Sommaire
- 1. Entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun pour les bailleurs privés
- 2. Reprise de MaPrimeRénov’, mais avec un filtrage renforcé
- 3. Fusion des taxes sur les logements vacants à partir de 2027
- 4. Revalorisation des APL, avec un impact indirect sur le marché locatif
L’essentiel à retenir
- Le statut du bailleur privé entre officiellement en vigueur
- MaPrimeRénov’ est relancée avec des contrôles renforcés
- La fiscalité sur les logements vacants est restructurée
1. Entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun pour les bailleurs privés
C’est la mesure phare du budget logement 2026. Le nouveau statut du bailleur privé, aussi appelé dispositif Jeanbrun, entre officiellement en vigueur après plusieurs mois d’incertitude.
Ce dispositif vise à relancer l’investissement locatif grâce à un mécanisme d’amortissement fiscal, calculé sur 80 % du prix d’acquisition du logement. Le taux varie selon le type de location pratiquée, avec des plafonds annuels.
L’avantage fiscal est conditionné à plusieurs critères :
- engagement de location d’au moins 9 ans,
- location nue,
- logement loué à titre de résidence principale.
Deux éléments distinguent ce dispositif de l’ancien Pinel :
- absence de zonage,
- ouverture possible dans l’ancien, à condition que les travaux représentent au moins 30 % du coût total de l’opération.
Pour les bailleurs, cette mesure apporte surtout de la visibilité fiscale, même si son efficacité dépendra du niveau d’imposition et du type de bien détenu.
2. Reprise de MaPrimeRénov’, mais avec un filtrage renforcé
Suspendue depuis le 1er janvier 2026 faute de budget, MaPrimeRénov’ est officiellement relancée. Le budget logement prévoit une enveloppe de 3,6 milliards d’euros, identique à celle de 2025.
Selon l’Anah, cette enveloppe doit permettre de financer :
- 150 000 rénovations par geste,
- 120 000 rénovations globales, dont une large part issue de dossiers déposés en 2025.
La nouveauté majeure réside dans le durcissement des contrôles. Les dossiers feront l’objet d’un examen préalable renforcé afin de limiter la fraude, avec un filtrage plus strict des bénéficiaires et des entreprises intervenantes.
Pour les bailleurs, MaPrimeRénov’ reste un levier mobilisable, mais elle ne peut plus être considérée comme un financement automatique ou rapide.

3. Fusion des taxes sur les logements vacants à partir de 2027
Le budget logement 2026 acte une réforme importante de la fiscalité sur la vacance. La taxe sur les logements vacants (TLV) et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) vont être fusionnées.
À compter de janvier 2027, une taxe unique verra le jour : la taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH).
Elle sera :
- automatique en zones tendues,
- laissée à l’initiative des communes ailleurs.
Les collectivités pourront également augmenter le taux, afin de renforcer la pression sur les logements durablement inoccupés. Pour les bailleurs, cette mesure renforce le risque fiscal lié à la vacance non anticipée.
4. Revalorisation des APL, avec un impact indirect sur le marché locatif
Enfin, le budget 2026 prévoit une revalorisation des APL de 0,9 % à compter du 1er avril, afin de suivre l’inflation. Le montant variera selon la zone et la composition du ménage.
Une restriction est toutefois introduite : les étudiants étrangers hors Union européenne ne seront plus éligibles, sauf s’ils sont boursiers.
Pour les bailleurs, l’effet est indirect mais réel. Les APL influencent la solvabilité d’une partie des locataires et participent à l’équilibre de certains loyers, notamment dans les zones tendues.
SOMMAIRE
- 1. Entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun pour les bailleurs privés
- 2. Reprise de MaPrimeRénov’, mais avec un filtrage renforcé
- 3. Fusion des taxes sur les logements vacants à partir de 2027
- 4. Revalorisation des APL, avec un impact indirect sur le marché locatif


