Sommaire
- La fin de la trêve hivernale relance les expulsions, pas les impayés
- Un niveau d’expulsions record dans un contexte de tensions
- Impayés et squat : une frontière toujours débattue
- Anticiper les impayés plutôt que subir les procédures
L’essentiel à retenir
- Fin de la trêve hivernale le 31 mars 2026
- 30 500 expulsions en 2025, un record
- Les impayés restent élevés malgré la reprise
La fin de la trêve hivernale relance les expulsions, pas les impayés
La trêve hivernale, qui suspend les expulsions locatives chaque année du 1er novembre au 31 mars, s’achève ce 31 mars 2026 au soir. Dès le 1er avril, les expulsions peuvent à nouveau être exécutées.
Pour les bailleurs, cette date marque une reprise importante. Elle permet notamment de relancer des procédures souvent engagées depuis plusieurs mois, voire plus d’un an.
Mais cette reprise ne règle pas les situations d’impayés. Elle intervient en bout de processus, après plusieurs étapes indispensables :
- envoi d’un commandement de payer
- procédure judiciaire
- décision d’expulsion
- puis intervention effective
Autrement dit, la fin de la trêve ne fait que débloquer des dossiers déjà très avancés.
Un niveau d’expulsions record dans un contexte de tensions
Cette reprise intervient dans un contexte particulièrement tendu pour les bailleurs.
En 2025, 30 500 ménages ont été expulsés, soit une hausse de 27 % en un an. Ce chiffre constitue un record, et représente environ le double du niveau observé dix ans plus tôt.
En parallèle, les procédures continuent d’alimenter ce volume :
- 175 000 commandements de payer ont été délivrés
- ils constituent la première étape vers une expulsion
Ces données montrent que les impayés restent nombreux, même si davantage de procédures aboutissent.
Cette hausse s’explique notamment par :
- un durcissement de l’action publique
- les effets de la loi anti-squat de 2023
- une exécution plus systématique des décisions
Impayés et squat : une frontière toujours débattue
Dans ce contexte, le gouvernement souhaite aller plus loin en s’attaquant à une zone jugée problématique : la gestion des impayés prolongés.
Aujourd’hui, la règle est claire : un locataire en impayé reste protégé par son bail et ne peut pas être assimilé à un squatteur.
Mais cette distinction est de plus en plus remise en question dans le débat public. Certains estiment qu’un locataire accumulant des dettes importantes sur la durée se rapproche, dans les faits, d’une occupation abusive.
À ce stade, aucune réforme n’a modifié cette définition. Il s’agit de discussions et de pistes de travail, encore débattues.
Anticiper les impayés plutôt que subir les procédures
La fin de la trêve hivernale rappelle une réalité essentielle : les expulsions arrivent tardivement, souvent après des mois de difficultés.
Pour les bailleurs, l’enjeu reste donc l’anticipation. Suivre les paiements dès les premiers retards permet de limiter les pertes et d’éviter l’enlisement des situations.
Des outils comme BailFacile permettent de centraliser la gestion locative, de suivre les loyers en temps réel et de réagir rapidement en cas d’impayé.

SOMMAIRE
- La fin de la trêve hivernale relance les expulsions, pas les impayés
- Un niveau d’expulsions record dans un contexte de tensions
- Impayés et squat : une frontière toujours débattue
- Anticiper les impayés plutôt que subir les procédures


