Sommaire
- Les derniers IRL publiés par l’Insee
- Dans quels cas l’augmentation est autorisée ?
- Comment calculer correctement la hausse ?
- Une erreur peut entraîner un remboursement
L’essentiel à retenir
- L’augmentation n’est possible que si une clause de révision figure dans le bail
- Le calcul doit suivre strictement la formule légale basée sur l’IRL
- Un logement classé F ou G peut bloquer la révision
- En cas d’oubli, le bailleur dispose d’un an pour agir, sans rétroactivité au-delà
Les derniers IRL publiés par l’Insee
Voici les valeurs de référence pour 2024 et 2025 :
| Année | Trimestre | Valeur | Parution au J.O. |
|---|---|---|---|
| 2025 | T4 | 145,78 | 16/01/2026 |
| 2025 | T3 | 145,77 | 17/10/2025 |
| 2025 | T2 | 146,68 | 13/07/2025 |
| 2025 | T1 | 145,47 | 16/04/2025 |
| 2024 | T4 | 144,64 | 16/01/2025 |
| 2024 | T3 | 144,51 | 16/10/2024 |
| 2024 | T2 | 145,17 | 18/07/2024 |
| 2024 | T1 | 143,46 | 01/06/2024 |
Le trimestre à utiliser est celui indiqué dans le bail. À défaut, il s’agit du dernier indice publié à la date de signature du contrat.
Dans quels cas l’augmentation est autorisée ?
La révision annuelle n’est possible que si le bail contient une clause spécifique mentionnant l’IRL. Sans cette clause, aucune augmentation ne peut être appliquée en cours de bail.
Elle intervient uniquement à la date prévue au contrat, généralement la date anniversaire.
Depuis le gel des loyers pour les passoires énergétiques, un logement classé F ou G, loué en résidence principale, peut empêcher toute révision tant que les travaux nécessaires ne sont pas réalisés.
Si le bailleur oublie d’appliquer la hausse à la date prévue, il dispose d’un délai d’un an pour la réclamer. Passé ce délai, la part non demandée est définitivement perdue.
Comment calculer correctement la hausse ?
La formule légale est la suivante :
Nouveau loyer = Loyer actuel × (IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre de l’année précédente)
Exemple n°1 – Révision basée sur l’IRL T4
Loyer actuel : 900 €
Trimestre de référence : T4
IRL T4 2025 : 145,78
IRL T4 2024 : 144,64
Calcul :
900 × (145,78 / 144,64) = 900 × 1,0079 ≈ 907,11 €
La hausse maximale autorisée est donc d’environ 7,11 € par mois.
Exemple n°2 – Et si vous avez oublié d’augmenter votre loyer ?
Le bail prévoit une révision annuelle au 1er juin, basée sur l’IRL du 2e trimestre (T2).
Le bailleur oublie d’appliquer la hausse le 1er juin 2025 et envoie finalement sa demande le 1er janvier 2026.
Il doit malgré tout utiliser les indices correspondant à la date contractuelle :
- IRL T2 2025 : 146,68
- IRL T2 2024 : 145,17
Pour un loyer de 1 000 €, le calcul est :
1 000 × (146,68 / 145,17) ≈ 1 010,40 €
Le nouveau loyer peut donc être fixé à 1 010,40 € à compter du 1er janvier 2026.
En revanche, les mois de juin à décembre 2025 sont perdus : la révision ne produit effet qu’à partir de la demande et n’est jamais rétroactive.
Une erreur peut entraîner un remboursement
Une augmentation appliquée sans clause, hors date anniversaire ou avec un mauvais indice peut être contestée. Le bailleur peut alors être contraint de rembourser le trop-perçu.
La rigueur est essentielle : vérifier la clause de révision, utiliser le bon trimestre, conserver le détail du calcul et notifier clairement le locataire.
Un outil de gestion locative intégrant automatiquement les derniers IRL publiés permet de sécuriser la révision annuelle et de limiter les erreurs.


