Bailleurs LMNP, les amortissements vous réservent une mauvaise surprise à la revente

Pendant longtemps, l’amortissement a constitué l’un des principaux atouts du régime réel en LMNP. Il permettait de réduire fortement l’imposition sur les loyers, sans aucune contrepartie lors de la revente. Toutefois, la loi de finance de 2025 a profondément modifié cette mécanique. Depuis février 2025, les amortissements doivent être pris en compte pour le calcul de l’impôt sur la plus-value immobilière.   

Avec la réforme de 2025, les amortissements sont finalement soumis à l’impôt à la revente du bien. Ce changement doit être anticipé par les bailleurs LMNP.

Avec la réforme de 2025, les amortissements sont finalement soumis à l’impôt à la revente du bien. Ce changement doit être anticipé par les bailleurs LMNP.

Sommaire

  1. Les amortissements doivent être réintégrés à la revente du bien
  2. Exemple de réintégration des amortissements à la revente
  3. Le LMP, une alternative plus favorable pour la plus-value

L’essentiel à retenir

  • Depuis 2025, les amortissements sont réintégrés à la valeur du bien à la revente. 
  • Ce changement rend les amortissements moins attractifs en LMNP. 
  • Le LMP devient plus avantageux à la revente du bien.

Les amortissements doivent être réintégrés à la revente du bien

Jusqu’à récemment, les amortissements pratiqués en LMNP n’avaient aucune incidence sur l’imposition de la plus-value immobilière. Cette logique a changé.

Depuis le 15 février 2025, dans le cadre de l’imposition des plus-values immobilières :

  1. Le prix d’acquisition doit être corrigé en y soustrayant le montant des amortissements rattachés au bien pendant toute la durée de la location meublée ;
  2. Les dépenses de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d’amélioration doivent également être corrigées en les diminuant des amortissements correspondants.  

Autrement dit, les amortissements ne disparaissent pas à la revente. Ils viennent mécaniquement augmenter la plus-value imposable.

Exemple de réintégration des amortissements à la revente

Prenons un exemple concret pour mieux illustrer les conséquences de la réintégration des amortissements.  

Un bailleur LMNP au régime réel a acquis un bien à 180 000 € et décide de le revendre à 260 000€. Il a réalisé des travaux d’amélioration et a pratiqué des amortissements sur le bien et les travaux. 

  • Prix d’acquisition du bien : 180 000€
  • Travaux d’amélioration réalisés après l’achat : 40 000€
  • Montant total investi dans le bien : (180 000 + 40 000 = 220 000€) 

Amortissements déduits sur la période de détention 

  • Amortissement du bien : 30 000€
  • Amortissement des travaux : 20 000€

Total des amortissements déduits : 50 000€

Prix de revente du logement : 260 000€

Calcul de la plus-value avant la réforme

La plus-value était calculée sans tenir compte des amortissements :

Plus-value brute = 260 000 € – 220 000€

Plus-value imposable = 40 000€

Les amortissements avaient permis de réduire l’impôt sur les loyers, sans incidence à la revente.

Calcul de la plus-value depuis la réforme

Désormais, le prix d’acquisition doit être corrigé des amortissements effectivement déduits :

  • Prix d’acquisition corrigé = 220 000 € – 50 000 €
  • Nouvelle base = 170 000 €

La plus-value s’élève à 260 000 € – 170 000 € soit une plus-value imposable de 90 000€

Ce que cela change concrètement

À prix de vente identique :

  • La base de calcul de la plus-value a plus que doublé ;
  • L’impôt sur la plus-value augmente fortement ;
  • L’avantage fiscal obtenu pendant l’exploitation est en partie repris à la sortie.

Le LMP, une alternative plus favorable pour la plus-value

Face à cette évolution, le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) retrouve un intérêt stratégique.

Les bailleurs LMP bénéficient d’une exonération de l’impôt sur la plus-value immobilière si deux conditions sont remplies :

  1. L’activité LMP est exercée depuis au moins 5 années ; 
  2. Les recettes locatives ne dépassent pas 90 000 € au cours des 2 années précédant la vente. 

Cette imposition favorable n’est cependant pas accessible à tous les bailleurs. Rappelons que pour être au LMNP : 

  • Les recettes locatives doivent dépasser 23 000€ ;
  • ET la location meublée doit être la principale source de revenus du foyer fiscal.

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SOMMAIRE

  • Les amortissements doivent être réintégrés à la revente du bien
  • Exemple de réintégration des amortissements à la revente
  • Le LMP, une alternative plus favorable pour la plus-value