Sommaire
- Quand la tension recule, le loyer ne se fixe plus automatiquement “au maximum”
- Fixer son loyer selon le type de ville : ce que montrent les écarts observés
- Pourquoi la stratégie de loyer devient un levier de gestion central
L’essentiel à retenir
- La tension locative n’évolue pas de la même façon selon les villes
- Le pouvoir de fixation du loyer dépend désormais fortement du marché local
- Un loyer “au bon niveau” dans une ville peut devenir risqué dans une autre
Quand la tension recule, le loyer ne se fixe plus automatiquement “au maximum”
Les données analysées par Le Figaro Immobilier montrent que la tension locative s’est légèrement détendue dans plusieurs villes après des années de pénurie généralisée. Cette évolution modifie concrètement les règles du jeu pour les bailleurs.
Dans les territoires où la demande se normalise, fixer un loyer élevé devient plus délicat. La rareté du bien ne suffit plus à garantir une relocation rapide. Le marché redevient plus sélectif et le temps de vacance augmente dès que le loyer dépasse le niveau réellement accepté par les candidats.
À l’inverse, certaines grandes villes restent sous forte tension. Le loyer y reste soutenu par la demande, mais il est de plus en plus contraint par le cadre réglementaire, notamment l’encadrement et le contrôle des compléments.
Résultat : la fixation du loyer n’obéit plus à une logique nationale, mais à une lecture très locale du marché.
Fixer son loyer selon le type de ville : ce que montrent les écarts observés
L’étude met en évidence des écarts de loyers importants pour des logements comparables, selon les villes. Quelques ordres de grandeur illustrent ces différences :
- Paris conserve les loyers les plus élevés, souvent au-delà de 30 €/m², avec une tension toujours forte mais un cadre strictement encadré.
- Lyon et Bordeaux affichent des loyers intermédiaires, autour de 14 à 16 €/m², avec un marché plus stable mais moins tolérant aux surévaluations.
- Lille, Rennes ou Nantes se situent plutôt entre 11 et 13 €/m², avec une tension en recul plus visible et une concurrence croissante entre bailleurs.
- Dans certaines villes intermédiaires, un loyer mal positionné peut désormais entraîner plusieurs semaines de vacance.
| Type de marché | Situation locative | Stratégie de loyer |
|---|---|---|
| Ville très tendue | Forte demande | Sécuriser la conformité réglementaire |
| Ville en stabilisation | Équilibre fragile | Ajustement fin indispensable |
| Ville en détente | Demande moins pressante | Risque de vacance si surévaluation |
Pourquoi la stratégie de loyer devient un levier de gestion central
Pour les bailleurs, cette nouvelle configuration impose de revoir les réflexes acquis pendant les années de pénurie. Là où la tension recule, “tester le marché” avec un loyer élevé devient plus risqué. Un mauvais positionnement peut suffire à allonger la vacance et réduire la rentabilité annuelle.
À l’inverse, dans les zones toujours très tendues, le défi n’est pas de trouver un locataire, mais de fixer un loyer conforme aux règles locales, capable de résister à un contrôle ou à une contestation.
Dans les deux cas, la clé reste la même : analyser le marché à l’échelle de la ville, voire du quartier, et ajuster le loyer en fonction de la réalité locale, pas d’une moyenne nationale.
Dans un marché de plus en plus hétérogène, BailFacile aide les bailleurs à ajuster leurs loyers, suivre leur marché local et sécuriser leur gestion locative au quotidien, afin d’éviter à la fois la vacance inutile et les risques juridiques.
SOMMAIRE
- Quand la tension recule, le loyer ne se fixe plus automatiquement “au maximum”
- Fixer son loyer selon le type de ville : ce que montrent les écarts observés
- Pourquoi la stratégie de loyer devient un levier de gestion central


