Sommaire
- Un complément de loyer désormais plafonné et juridiquement borné
- Des critères de justification durcis et une obligation d’affichage dans l’annonce
- Des contrôles renforcés et des sanctions plus dissuasives
- Ce que les bailleurs doivent impérativement sécuriser en 2026
L’essentiel à retenir
- Le complément de loyer est plafonné à 20 % du loyer de référence majoré
- Son motif doit désormais figurer explicitement dans l’annonce
- Les contrôles et les sanctions ont été renforcés
Un complément de loyer désormais plafonné et juridiquement borné
Avec la pérennisation de l’encadrement des loyers adoptée fin 2025, le complément de loyer change de nature. Jusqu’ici, son montant n’était pas expressément plafonné au niveau national, laissant une marge d’interprétation aux bailleurs. Depuis janvier 2026, il est limité à 20 % du loyer de référence majoré, ce qui réduit fortement les marges de manœuvre.
Ce plafond s’applique dans toutes les communes ayant adopté l’encadrement des loyers, un périmètre appelé à s’élargir à mesure que de nouvelles collectivités en zone tendue rejoignent le dispositif. Le complément doit être clairement distingué du loyer de base et mentionné de façon transparente dans le bail.
Pour les bailleurs, le message est clair : le complément de loyer n’est plus un levier d’ajustement courant, mais un mécanisme strictement exceptionnel.
Des critères de justification durcis et une obligation d’affichage dans l’annonce
Le renforcement du cadre ne porte pas seulement sur le montant. Les conditions permettant d’appliquer un complément de loyer sont désormais interprétées de manière beaucoup plus restrictive.
Seules des caractéristiques réellement exceptionnelles du logement, absentes du parc locatif comparable, peuvent être retenues. Les critères habituellement invoqués par le passé sont de plus en plus contestés.
Sont notamment fragilisés :
- une rénovation récente sans caractère rare,
- des équipements devenus standards,
- une bonne localisation ou une vue jugée ordinaire.
À l’inverse, des prestations objectivement rares peuvent encore justifier un complément, à condition d’être précisément décrites et documentées.
Nouvelle contrainte majeure : le motif du complément de loyer doit désormais figurer explicitement dans l’annonce immobilière. À défaut, le complément peut être considéré comme injustifié, même s’il respecte le plafond de 20 %.
Des contrôles renforcés et des sanctions plus dissuasives
Avec la fin de la phase expérimentale, les collectivités disposent désormais d’un cadre durable pour renforcer les contrôles. Dans plusieurs villes, les vérifications se multiplient, souvent à la suite de signalements de locataires.
Les sanctions applicables en cas de complément injustifié ont été renforcées, avec des amendes pouvant être doublées en cas de manquement répété. Le bailleur s’expose également à la restitution du trop-perçu et à une révision du loyer.
Le rapport risque/bénéfice évolue donc nettement. Un complément mal fondé peut désormais coûter plus cher qu’il ne rapporte, notamment lorsqu’il est contesté plusieurs mois après la signature du bail.
Ce que les bailleurs doivent impérativement sécuriser en 2026
Pour les propriétaires-bailleurs, l’enjeu n’est plus de maximiser le loyer affiché, mais de sécuriser juridiquement sa fixation. Cela suppose de vérifier systématiquement :
- le loyer de référence applicable,
- le plafond autorisé du complément,
- la solidité et la traçabilité des critères invoqués,
- la conformité de l’annonce elle-même.
Dans de nombreux cas, renoncer à un complément fragile peut s’avérer plus rationnel que d’exposer sa location à un contentieux. À l’inverse, lorsqu’un complément est réellement justifié, sa documentation devient indispensable.
Quand la fixation du loyer devient plus encadrée et plus risquée, mieux vaut sécuriser chaque étape. BailFacile aide les bailleurs à calculer leurs loyers, conserver les justificatifs et gérer leurs locations en conformité avec les règles locales, afin d’éviter les erreurs coûteuses.

SOMMAIRE
- Un complément de loyer désormais plafonné et juridiquement borné
- Des critères de justification durcis et une obligation d’affichage dans l’annonce
- Des contrôles renforcés et des sanctions plus dissuasives
- Ce que les bailleurs doivent impérativement sécuriser en 2026


