Sommaire
- Immobilier : des prix stabilisés et des acheteurs qui reviennent
- Location : un marché toujours sous pression pour les bailleurs
- En 2026, ce qui fera la différence pour les bailleurs
L’essentiel à retenir
- Le marché immobilier se stabilise en 2026, sans retour à l’euphorie
- Le parc locatif privé reste fragilisé, avec une offre toujours réduite
- Pour les bailleurs, 2026 sera surtout une année de décisions concrètes
Immobilier : des prix stabilisés et des acheteurs qui reviennent
Après la forte remontée des taux observée entre 2023 et 2024, le marché immobilier retrouve un peu de lisibilité. Début 2026, les taux de crédit se situent globalement autour de 3,5 % à 4 %, contre plus de 4,5 % au plus haut, ce qui permet à une partie des ménages de revenir sur le marché.
Les prix, eux, ont déjà corrigé. Dans de nombreuses villes, la baisse cumulée atteint 5 à 10 % par rapport aux sommets. Cette correction a permis d’absorber une partie du choc et de relancer progressivement les transactions. Le marché ne redémarre pas fortement, mais il ne se dégrade plus. Pour les propriétaires, cela signifie surtout une meilleure visibilité sur la valeur des biens et moins de risque de décote brutale à court terme.
Location : un marché toujours sous pression pour les bailleurs
Du côté locatif, la situation reste nettement plus tendue. L’offre privée continue de se contracter dans de nombreuses zones, avec des reculs estimés entre –30 % et –40 % dans certaines grandes villes par rapport à l’avant-crise. DPE, encadrement des loyers, incertitudes fiscales et hausse des charges ont conduit de nombreux bailleurs à retirer ou différer la mise en location de leurs biens.
Cette pénurie ne se traduit pas forcément par une meilleure rentabilité. Les loyers sont souvent encadrés, les travaux obligatoires plus fréquents et les risques juridiques plus présents. Résultat : le parc locatif privé apparaît comme le segment le plus fragilisé, malgré une demande toujours très élevée.
En 2026, ce qui fera la différence pour les bailleurs
Pour les propriétaires-bailleurs, 2026 ne sera ni une année de relance franche, ni une année catastrophique. En revanche, ce sera une année où les erreurs coûteront plus cher.
Concrètement, la rentabilité ne viendra plus d’un marché porteur ou d’une hausse automatique des loyers, mais de choix très pratiques du quotidien. Plusieurs questions vont devenir centrales :
- Le loyer est-il réellement au bon niveau, ou risque-t-il d’allonger la vacance ou de provoquer des contestations ?
- Les charges, travaux et obligations sont-ils anticipés, ou découverts au fil de l’année, au détriment de la rentabilité ?
- Chaque bien mérite-t-il d’être conservé tel quel, ou faut-il envisager une rénovation, un changement de stratégie, voire une cession ?
La stabilisation du marché immobilier peut offrir des points d’appui, mais elle ne compense pas une gestion approximative. En 2026, les bailleurs qui s’en sortiront le mieux ne seront pas ceux qui parient sur le marché, mais ceux qui maîtrisent leurs chiffres, leurs obligations et leurs décisions.


