Sommaire
- La vacance immobilière est désormais une cible politique assumée
- Quelles taxes pourraient concrètement augmenter ?
- Une vacance souvent subie par les bailleurs
- Ce que les bailleurs ont intérêt à anticiper dès maintenant
L’essentiel à retenir
- 2,38 millions de logements sont aujourd’hui vacants en France
- Les taxes sur les biens inoccupés pourraient être renforcées dès 2026
- De nombreux bailleurs risquent d’être touchés malgré une vacance contrainte
La vacance immobilière est désormais une cible politique assumée
Selon les dernières données officielles, la France compte 2,38 millions de logements vacants. Dans un contexte de pénurie de logements et de fortes tensions locatives, ce chiffre est désormais utilisé comme un levier politique pour inciter les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché.
Fin 2025, plusieurs parlementaires ont ouvertement plaidé pour un durcissement de la fiscalité sur les logements inoccupés, notamment dans les zones dites tendues. Le message est clair : la vacance n’est plus seulement constatée, elle devient un sujet fiscal prioritaire.
Cette évolution marque un changement de posture. L’objectif n’est plus uniquement d’observer la vacance, mais de la rendre coûteuse pour pousser à l’arbitrage.
Quelles taxes pourraient concrètement augmenter ?
Les pistes étudiées s’appuient sur des outils déjà existants, avec une volonté de les rendre plus dissuasifs à partir de 2026.
La taxe sur les logements vacants (TLV), applicable dans certaines communes en zone tendue, est directement visée. Elle concerne les logements inoccupés depuis plus d’un an et peut déjà représenter plusieurs milliers d’euros par an selon la valeur du bien et la commune.
Autre levier envisagé : la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, que les communes peuvent déjà relever fortement. Les discussions portent sur un élargissement des possibilités de majoration dans les territoires sous forte pression immobilière.
À ce stade, aucun texte définitif n’est adopté. Mais les débats de décembre montrent une orientation nette : renforcer l’impact financier de la vacance, là où elle est jugée la plus problématique.
Une vacance souvent subie par les bailleurs
Le chiffre global de 2,38 millions de logements vacants recouvre des situations très hétérogènes. Pour une partie des bailleurs, la vacance n’est pas un choix, mais une conséquence directe des contraintes réglementaires.
C’est le cas de logements devenus temporairement inlouables en raison d’un classement DPE insuffisant, alors même que les aides à la rénovation ont été instables en 2025. D’autres biens sont bloqués en attente de travaux lourds, de règlements de succession ou se situent dans des marchés locaux peu dynamiques.
Exemple fréquent : un logement classé F ou G, vidé par un locataire fin 2024, impossible à relouer sans travaux, mais dont la rénovation est repoussée faute de visibilité sur les aides. Dans ce cas, une taxation renforcée viendrait s’ajouter à une vacance déjà contrainte.
Appliquée de manière trop large, une fiscalité plus lourde risque donc de pénaliser des propriétaires déjà pris en étau entre obligations énergétiques et incertitude financière.
Ce que les bailleurs ont intérêt à anticiper dès maintenant
Même si les hausses de taxes ne sont encore qu’à l’étude, le calendrier évoqué — une application possible dès 2026 — incite à ne pas attendre. Les bailleurs concernés par un logement vacant en zone tendue ont intérêt à analyser précisément leur situation.
Durée de vacance, motifs documentés, localisation, régime fiscal applicable : ces éléments pourraient devenir déterminants pour limiter l’impact d’un durcissement fiscal, voire contester une taxation jugée injustifiée.
Dans un contexte où la fiscalité locale devient de plus en plus différenciée, la capacité à suivre l’occupation réelle d’un bien et à justifier une vacance subie devient un véritable enjeu de gestion.
Quand la fiscalité se durcit et que les règles varient selon les communes, mieux vaut garder une vision claire de sa situation. BailFacile aide les bailleurs à suivre l’occupation de leurs biens, centraliser leurs informations fiscales et piloter leur gestion locative avec plus de visibilité et de sérénité.

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- La vacance immobilière est désormais une cible politique assumée
- Quelles taxes pourraient concrètement augmenter ?
- Une vacance souvent subie par les bailleurs
- Ce que les bailleurs ont intérêt à anticiper dès maintenant


