Sommaire
- Un abattement fiscal fortement réduit au micro-BIC
- Le seuil pour passer au régime réel revu à la baisse
- Des contraintes de plus en plus lourdes au niveau local
- Un risque accru de requalification de l’activité
L’essentiel à retenir
- En 2026, les meublés de tourisme perdent de leurs attraits avec un abattement forfaitaire à 30% au micro-BIC.
- Le seuil pour rester au micro-BIC a aussi été abaissé à 15 000€.
- Ces locations sont également plus susceptibles d’être requalifiées exposant le bailleur à des cotisations sociales.
Un abattement fiscal fortement réduit au micro-BIC
Les bailleurs affiliés au micro-BIC bénéficient d’un abattement forfaitaire de 50 % censé couvrir les charges réelles. Pour les meublés de tourisme non classés, cet abattement a été abaissé à 30 %.
Concrètement, cela signifie que 70 % des loyers sont soumis à l’impôt, sans tenir compte des charges réellement supportées par le bailleur.
Or, la location touristique génère structurellement des frais élevés avec les commissions des plateformes et les dépenses engagées pour l’entretien du logement.
Dans la majorité des cas, les charges supportées dépassent largement 30 % des recettes. Le micro-BIC devient alors fiscalement défavorable, car il ne reflète plus la réalité économique de l’activité.
Le seuil pour passer au régime réel revu à la baisse
Autre évolution pénalisante : le seuil d’accès au micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés a été abaissé à 15 000 € de recettes annuelles, contre 77 700 € pour les autres formes de location meublée.
En raison de ce seuil :
- De nombreux bailleurs sortent plus rapidement du micro-BIC ;
- Certains bailleurs “subissent” le passage au régime réel.
Pourtant, le régime réel oblige le bailleur à :
- Tenir une comptabilité complète ;
- Produire une liasse fiscale ;
- Faire appel à un expert-comptable dans la majorité des cas.
Face à ce changement, les meublés de tourisme non classé sont bien plus contraignants qu’il y a quelques années.
Des contraintes de plus en plus lourdes au niveau local
Au-delà de la fiscalité, les meublés de tourisme non classés sont de plus en plus encadrés par les collectivités locales.
Dans de nombreuses communes, les bailleurs doivent désormais :
- Déclarer le logement en mairie ;
- Respecter des règles spécifiques à la location touristique même en proposant un logement non classé ;
- Se conformer à des plafonds de nuitées.
À cela s’ajoutent des obligations diverses, comme la déclaration de la taxe de séjour, même lorsque celle-ci est perçue par les plateformes.
Ces contraintes, autrefois limitées aux grandes villes, s’étendent progressivement à de nombreuses localités, alourdissant la gestion sans offrir d’avantage fiscal en contrepartie.
Un risque accru de requalification de l’activité
Les meublés de tourisme non classés exposent davantage les bailleurs à un risque de requalification.
L’utilisation intensive des plateformes, la fréquence des séjours et la fourniture de certains services attirent l’attention de l’administration et de l’URSSAF.
Lorsque des prestations para-hôtelières sont proposées, l’activité peut être considérée comme professionnelle, avec des conséquences importantes :
- Affiliation au régime social des indépendants ;
- Paiement de cotisations sociales ;
- Assujettissement à la TVA dans certains cas.
Ce risque est plus marqué pour les meublés non classés, dont le cadre est moins protecteur et plus facilement assimilable à une activité commerciale.
SOMMAIRE
- Un abattement fiscal fortement réduit au micro-BIC
- Le seuil pour passer au régime réel revu à la baisse
- Des contraintes de plus en plus lourdes au niveau local
- Un risque accru de requalification de l’activité


