Sommaire
- Pourquoi agir dès maintenant ?
- Réaliser un audit énergétique
- Quels sont les travaux prioritaires pour améliorer son DPE ?
- Scénario concret : une maison individuelle classée F
Pourquoi agir dès maintenant ?
Le DPE conditionne la location d’un logement :
- Interdiction de louer les logements G dès 2025,
- Les F suivront en 2028,
- Les E en 2034.
La réforme de 2026 va corriger certaines distorsions (ex. petites surfaces, logements chauffés à l’électricité, biens bien isolés au gaz). Certains logements F ou G pourraient mécaniquement remonter en E ou D.
Mais la majorité restera pénalisée sans rénovation. Pour un bailleur, agir dès maintenant est le meilleur moyen de sécuriser ses revenus locatifs et d’éviter une vacance forcée.

Première étape : réaliser un audit énergétique
Avant d’engager des travaux, un audit énergétique réalisé par un professionnel RGE permet de :
- identifier les déperditions principales ;
- chiffrer le gain potentiel en classes DPE ;
- estimer les coûts et priorités ;
- calibrer les aides mobilisables.
Cet audit constitue une feuille de route fiable pour investir efficacement.
Quels sont les travaux prioritaires pour améliorer son DPE ?
Tous les travaux n’ont pas le même impact. Voici les postes clés, avec leurs coûts moyens, les gains attendus et les aides possibles :
Poste de travaux | Coût moyen indicatif* | Gain attendu | Aides mobilisables |
---|---|---|---|
Isolation des combles/toiture | 20 à 60 €/m² | Jusqu’à +1 classe | MaPrimeRénov’, CEE, TVA 5,5 %, aides locales |
Isolation des murs (int./ext.) | 70 à 150 €/m² | +1 à 2 classes | MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE, TVA 5,5 % |
Remplacement des fenêtres | 400 à 800 € par fenêtre | +0,5 à 1 classe | MaPrimeRénov’, CEE, TVA 5,5 % |
Chauffage performant (PAC, chaudière condensation, poêle bois) | 5 000 à 12 000 € | +1 à 2 classes | MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE, aides locales |
Ventilation (VMC hygroréglable ou double flux) | 3 000 à 8 000 € | Jusqu’à +0,5 classe | MaPrimeRénov’, TVA 5,5 % |
Eau chaude + régulation (chauffe-eau thermodynamique, thermostat connecté) | 1 000 à 3 000 € | +0,5 classe | MaPrimeRénov’, CEE, TVA 5,5 % |
*Coûts indicatifs, variables selon la surface, la région et l’entreprise.
Pour maximiser l’efficacité des investissements, voici l’ordre logique des travaux :
- Isoler en priorité (toiture, murs, plancher), qui représente jusqu’à 50 % des déperditions.
- Installer une ventilation adaptée, indispensable pour conserver un air sain et éviter la condensation.
- Moderniser le chauffage et l’eau chaude : PAC, chaudière à condensation, chauffe-eau thermodynamique.
- Remplacer les menuiseries vétustes.
- Optimiser la régulation (thermostat, volets isolants).
Concrètement, un logement classé F peut espérer passer en classe D, voire C, en combinant isolation + chauffage performant.
Scénario concret : une maison individuelle classée F
Prenons l’exemple d’une maison de 90 m² construite dans les années 1970, chauffée au fioul, actuellement classée F.
- Audit énergétique : il identifie les principales pertes par la toiture (30 %) et les murs (25 %).
- Travaux engagés :
- Isolation des combles (2 500 €) → gain de 0,5 classe.
- Isolation des murs par l’extérieur (12 000 €) → gain de 1 classe.
- Remplacement de la chaudière fioul par une pompe à chaleur air/eau (9 000 €) → gain de 1,5 classe.
- Mise en place d’une VMC hygroréglable (4 000 €) → gain de 0,5 classe.
Résultat : le logement passe de F à D, avec une facture énergétique divisée par deux.
Coût total : environ 27 500 €, ramené à 15 000 € après aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ).
Le bailleur sécurise ainsi la mise en location après 2028, valorise son bien, et améliore le confort des locataires.