Sommaire
- Une taxe foncière en forte hausse ces dernières années
- Exonération et dégrèvement : des cas précis, mais réels
- Ce que le bailleur doit vérifier et faire concrètement
Une taxe foncière en forte hausse ces dernières années
La hausse de la taxe foncière ne repose pas sur une seule décision, mais sur un mécanisme cumulatif :
- revalorisation annuelle des bases cadastrales, indexée sur l’inflation
- augmentations votées localement par les collectivités depuis la suppression de la taxe d’habitation
En 2025, les bases cadastrales ont été revalorisées d’environ 7 %, après déjà +7,1 % en 2023 et +3,4 % en 2024. Dans certaines villes, la hausse totale sur trois ans dépasse largement 15 %, sans lien direct avec la qualité du bien ou son rendement locatif.
Pour les bailleurs, cette charge est d’autant plus lourde qu’elle n’est jamais récupérable sur le locataire et pèse directement sur la rentabilité nette.
Exonération et dégrèvement : des cas précis, mais réels
Contrairement à une idée répandue, il existe bien des allègements possibles, mais ils sont strictement encadrés.
Certaines exonérations sont liées à la situation du propriétaire (âge, ressources, allocations spécifiques), et concernent peu de bailleurs actifs. D’autres sont temporaires, notamment pour les logements neufs ou ayant fait l’objet de travaux importants, sous réserve de démarches déclaratives précises.
Un point souvent méconnu mérite toutefois une attention particulière : le dégrèvement pour vacance involontaire.
Lorsqu’un logement est resté vacant plus de trois mois consécutifs, le bailleur peut demander un dégrèvement de taxe foncière si cette inoccupation est indépendante de sa volonté. C’est notamment le cas lorsque :
- le logement est proposé à la location à un loyer conforme au marché
- une annonce a bien été diffusée
- la vacance ne résulte ni d’un choix délibéré ni d’un retrait volontaire du bien
Ce dégrèvement n’est pas automatique, mais il est prévu par les textes et explicitement reconnu par l’administration fiscale lorsqu’il est correctement justifié.
Ce que le bailleur doit vérifier et faire concrètement
En pratique, la taxe foncière ne doit pas être considérée comme totalement figée.
Trois réflexes sont essentiels côté bailleur :
- vérifier les éléments retenus pour le calcul (surface, dépendances, équipements, usage du bien)
- agir rapidement en cas de vacance involontaire, en conservant les preuves de mise en location
- respecter strictement les délais de réclamation, sous peine de perdre tout droit à dégrèvement
Dans un contexte de hausse durable de la fiscalité locale, l’enjeu n’est pas seulement de chercher une exonération hypothétique, mais d’éviter les erreurs, les oublis et les situations où le bailleur paie plus que ce que la loi prévoit réellement.


