Charges de copropriété en hausse : ce qui va encore peser sur les bailleurs en 2026

Les charges de copropriété continuent d’augmenter en 2026, sous l’effet de plusieurs facteurs structurels. Énergie, assurances, entretien et travaux réglementaires alourdissent durablement la facture. Pour les propriétaires-bailleurs, cette hausse pèse directement sur la rentabilité nette, d’autant que toutes les charges ne sont pas récupérables sur le locataire. Décryptage des postes les plus concernés et des leviers encore actionnables.

La hausse des charges de copropriété s’installe durablement en 2026. Pour les bailleurs, anticiper, suivre et piloter ces dépenses devient un levier clé pour préserver la rentabilité.

La hausse des charges de copropriété s’installe durablement en 2026. Pour les bailleurs, anticiper, suivre et piloter ces dépenses devient un levier clé pour préserver la rentabilité.

Sommaire

  1. Les postes de charges qui augmentent le plus en copropriété
  2. Charges récupérables et non récupérables : un écart qui se creuse
  3. Un impact direct sur la rentabilité nette des biens loués
  4. Le rôle stratégique des décisions en assemblée générale

L’essentiel à retenir

  • Les charges de copropriété augmentent sur plusieurs postes clés
  • Une partie importante reste à la charge du bailleur
  • Leur impact sur la rentabilité devient structurel en 2026

Les postes de charges qui augmentent le plus en copropriété

En 2026, la hausse des charges de copropriété ne relève plus d’un phénomène ponctuel. Selon Capital, plusieurs postes connaissent une progression marquée, parfois cumulée d’une année sur l’autre.

Les principaux moteurs de la hausse sont :

  • les coûts de l’énergie, notamment pour le chauffage collectif et l’électricité des parties communes,
  • les assurances de copropriété, dont les primes augmentent sous l’effet de la sinistralité et du durcissement des conditions,
  • l’entretien courant (ménage, ascenseurs, équipements), impacté par l’inflation des prestations,
  • les travaux imposés par les normes, en particulier ceux liés à la performance énergétique et à la sécurité.

Pour le bailleur, ces hausses sont souvent subies. Elles s’imposent via le budget voté en assemblée générale et la répartition des charges, sans possibilité d’ajustement individuel.

Charges récupérables et non récupérables : un écart qui se creuse

Toutes les charges de copropriété ne peuvent pas être refacturées au locataire. En pratique, seule une partie des dépenses liées à l’usage courant du logement est récupérable. Les autres restent définitivement à la charge du bailleur.

Parmi les charges non récupérables figurent notamment :

  • les frais de gestion du syndic,
  • une partie des primes d’assurance,
  • les travaux de conservation ou de mise aux normes,
  • certaines dépenses d’entretien lourd.

Avec la hausse actuelle, cet écart entre charges récupérables et charges supportées par le bailleur se creuse. Même dans un contexte de tension locative, il n’est pas toujours possible de compenser cette dérive par une revalorisation du loyer, notamment lorsque le cadre réglementaire l’encadre strictement.

Un impact direct sur la rentabilité nette des biens loués

L’augmentation des charges agit comme une érosion silencieuse de la rentabilité locative. À l’échelle d’un bien, quelques centaines d’euros supplémentaires par an peuvent sembler marginales. Mais cumulées sur plusieurs exercices, elles modifient sensiblement l’équilibre économique du logement.

Pour les bailleurs disposant de faibles marges, cette hausse peut :

  • réduire le rendement net réel,
  • retarder l’amortissement des travaux,
  • remettre en cause certains arbitrages patrimoniaux.

Cette pression est d’autant plus forte que les charges augmentent indépendamment du niveau du loyer. En 2026, la gestion des charges devient donc un élément central du pilotage de la rentabilité, au même titre que le financement ou la fiscalité.

Le rôle stratégique des décisions en assemblée générale

Si une partie des charges est subie, le bailleur conserve néanmoins un levier : la copropriété elle-même. Les décisions prises en assemblée générale conditionnent directement le niveau des dépenses à venir.

Être attentif aux contrats de syndic, aux choix de prestataires ou au phasage des travaux permet parfois de limiter les hausses ou d’en lisser l’impact dans le temps. À l’inverse, une absence de suivi peut conduire à subir des décisions coûteuses sans réelle visibilité.

En 2026, contenir les charges passe donc autant par une implication minimale en copropriété que par un suivi précis des dépenses. Suivre poste par poste ce qui relève du récupérable et du non récupérable devient indispensable pour piloter efficacement un bien loué.

Dans cette logique, des outils comme BailFacile permettent aux bailleurs de suivre précisément leurs charges, d’analyser leur impact sur la rentabilité et d’éviter que ces hausses ne dégradent durablement l’équilibre de leur gestion locative.

Charges de copropriété : hausse à prévoir en 2026 !

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SOMMAIRE

  • Les postes de charges qui augmentent le plus en copropriété
  • Charges récupérables et non récupérables : un écart qui se creuse
  • Un impact direct sur la rentabilité nette des biens loués
  • Le rôle stratégique des décisions en assemblée générale

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