Sommaire
- Métropole : installer la clim sans risque fiscal
- Outre-mer : chaque climatiseur fixe alourdit la taxe foncière
- Arbitrages pour bailleurs : confort locatif ou pression fiscale ?

Métropole : installer la clim sans risque fiscal
La multiplication des épisodes caniculaires pousse les bailleurs à améliorer le confort de leurs biens. En France métropolitaine, la DGFiP confirme que l’installation d’une climatisation – même fixe – n’impacte pas la taxe foncière.
Contrairement au chauffage, à l’installation sanitaire ou aux réseaux (électricité, eau), qui augmentent artificiellement la surface imposable, la climatisation reste neutre. Les bailleurs peuvent donc investir dans cet équipement pour séduire des locataires sensibles au confort thermique, sans craindre une hausse d’impôt local.
Outre-mer : chaque climatiseur fixe alourdit la taxe foncière
La situation change radicalement pour les propriétaires des DOM. Depuis 1975, chaque pièce équipée d’un climatiseur fixe ajoute 2 m² à la surface imposable, au même titre que le chauffage en métropole.
Un T3 de 60 m² dans les DOM, avec 3 pièces principales équipées en climatisation fixe :
- Surface réelle : 60 m²
- Surface imposable : 60 m² + (3 x 2 m² de confort) = 66 m²
La taxe foncière est alors calculée sur cette base, ce qui peut représenter plusieurs centaines d’euros supplémentaires selon le taux communal.
Seule exception : les climatiseurs mobiles, qui n’entrent pas dans le calcul. Ils offrent une alternative intéressante pour éviter ce surcoût tout en maintenant un confort locatif attractif.
Arbitrages pour bailleurs : confort locatif ou pression fiscale ?
En 2025, la taxe foncière continue de grimper. Selon les dernières estimations disponibles, elle atteint en moyenne 1 090 € pour une maison et 865 € pour un appartement en métropole (DGFiP, chiffres 2024). Ces montants sont en légère hausse par rapport à 2023 et reflètent l’augmentation régulière de la valeur locative cadastrale, qui sert de base au calcul de l’impôt.
Pour un bailleur, les choix peuvent se résumer ainsi :
- En métropole : investir sans crainte dans une climatisation fixe pour valoriser son bien.
- Dans les DOM : privilégier les modèles mobiles ou calculer en amont le coût fiscal lié aux m² ajoutés.
- Négocier, si possible, une répercussion partielle du confort apporté sur le loyer, en fonction du marché local.
Ces arbitrages doivent intégrer à la fois l’évolution climatique, les attentes croissantes des locataires et le poids grandissant de la fiscalité immobilière.