Sommaire
- Une réouverture massive… mais déjà sous tension
- DPE, interdictions de louer et rendez-vous obligatoire : le calendrier ne ralentit pas
- Pour les bailleurs, une décision à prendre maintenant
Une réouverture massive… mais déjà sous tension
La promulgation du budget 2026 permet la reprise immédiate des dépôts de dossiers. Tous les ménages peuvent à nouveau solliciter une aide, avec des barèmes identiques à ceux annoncés mi-2025.
Mais la machine redémarre avec un handicap : 83 000 dossiers déposés fin 2025 restent encore à instruire. Le ministère prévient d’ailleurs que les délais sont actuellement :
- supérieurs à 6 mois pour les rénovations d’ampleur
- d’environ 3 mois pour les rénovations par geste
L’enveloppe globale pour 2026 atteint environ 4,1 milliards d’euros (3,6 milliards de crédits d’État et 500 millions de CEE). L’Anah prévoit de financer 150 000 rénovations isolées et 120 000 rénovations globales. Mais ces objectifs sont déjà partiellement absorbés par le stock en attente.
Autrement dit, la capacité réelle du dispositif n’est pas illimitée.
DPE, interdictions de louer et rendez-vous obligatoire : le calendrier ne ralentit pas
Pendant que l’administration relance le guichet, la réglementation énergétique continue d’avancer.
Les logements classés G sont déjà interdits à la location en résidence principale depuis le 1er janvier 2025. Les logements F seront concernés prochainement. Pour certains bailleurs, la rénovation n’est plus un choix patrimonial, mais une condition de maintien sur le marché locatif.
Autre évolution structurante : pour toute rénovation d’ampleur, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant le dépôt du dossier. Cette étape supplémentaire vise à limiter la fraude, mais elle allonge mécaniquement le calendrier.
Entre délais d’instruction, nouvelles obligations et interdictions progressives, le facteur temps devient central.
Pour les bailleurs, une décision à prendre maintenant
La réouverture du guichet ne constitue pas seulement un signal budgétaire. Elle crée une fenêtre d’opportunité dans un contexte de durcissement réglementaire.
Le véritable arbitrage pour un propriétaire bailleur est clair :
- engager les travaux avec subvention
- différer au risque d’immobilisation du bien
- vendre ou modifier sa stratégie locative
Attendre peut sembler prudent. Mais dans un environnement où les règles évoluent rapidement et où les délais dépassent déjà plusieurs mois, différer la décision peut réduire les marges de manœuvre.


