Sommaire
- La CFE et la taxe foncière restent dues
- Vous pouvez être redevable d’autres taxes
- Exemple de logement vacant en LMNP
- Comment alléger ces taxes ?
L’essentiel à retenir
- Un logement LMNP vacant reste soumis à la CFE et à la taxe foncière, même sans locataire.
- En zone tendue, une vacance prolongée peut déclencher la taxe sur les logements vacants (TLV) pouvant représenter jusqu'à 34 % de la valeur locative du bien.
- Les bailleurs LMNP peuvent réduire le coût fiscal de la vacance locative en documentant la remise en location.
La CFE et la taxe foncière restent dues
Même si le logement est vacant, le bailleur LMNP doit s’acquitter de deux taxes obligatoires :
1 - La CFE
Pour les bailleurs LMNP, la cotisation foncière des entreprises (CFE) est due à partir de la deuxième année d’activité. Elle est calculée en fonction de la situation au 1er janvier.
Si votre activité LMNP existait au 1er janvier, la CFE est due pour toute l’année, même si le logement reste vacant.
2 - La taxe foncière
La taxe foncière est due par le propriétaire, indépendamment :
- De l’occupation du bien par locataire ;
- Du régime fiscal (micro ou réel) ;
- De la perception de recettes locatives.
Un logement vide reste taxable.
Vous pouvez être redevable d’autres taxes
En fonction de la situation et de la localisation, d’autres impôts peuvent s’ajouter.
1 - La taxe d’habitation
La taxe d’habitation est due si :
- Le logement n’est pas exclusivement destiné à la location ;
- Le propriétaire continue de l’occuper de temps à autre ;
- Le bien est considéré comme une résidence secondaire.
Attention !
L’administration peut considérer que le bien devient une résidence secondaire si aucune annonce de location n’a été diffusée.
2 - La taxe sur les logements vacants (TLV)
Dans certaines communes en zone tendue, un logement vacant depuis plus d’un an peut être soumis à la TLV.
Cette taxe représente 17% de la valeur locative du bien la première année puis 34% les années suivantes.
Au régime réel d'imposition, ces taxes entrent dans la catégorie des charges déductibles. En vous servant de notre outil de déclaration, toutes ces dépenses sont passées en revues pour alléger votre fiscalité LMNP.
Exemple de logement vacant en LMNP
Un bailleur LMNP détient un T2 meublé de 42 m² situé à Lille, dans une commune classée en zone tendue. Il s’agit d’un bien classique, sans prestations haut de gamme, loué habituellement 780 € par mois charges comprises.
Le locataire quitte les lieux en décembre 2024. Le logement reste vacant toute l’année 2025, le propriétaire réalisait des travaux et hésitait à relouer par la suite. Il utilisait ponctuellement le bien pour y séjourner quelques week-ends.
Au 1er janvier 2026, l’activité LMNP est toujours enregistrée.
Dans cette configuration, le propriétaire serait redevable de :
- 680€ de CFE ;
- 1 180€ de taxe foncière ;
- 950 € de taxe d’habitation (incluant la majoration prévue pour les logements en zone tendue) ;
- ET 1 105€ de TLV.
Total : 3 915 € de charges fiscales sans aucun revenu locatif.
Comment alléger ces taxes ?
La vacance ne doit pas être subie. Plusieurs solutions s’offrent à vous pour alléger voire s’échapper à ces taxes :
- Le bailleur peut justifier la remise en location pour éviter la taxe d’habitation et la TLV : Pour cela, il peut fournir des justificatifs de remise en location (annonces publiées, mandat d’agence…) à l’administration.
- Il peut demander un dégrèvement de CFE ;
La cessation d’activité LMNP doit être envisagée en dernier recours pour mettre fin à la taxation.

SOMMAIRE
- La CFE et la taxe foncière restent dues
- Vous pouvez être redevable d’autres taxes
- Exemple de logement vacant en LMNP
- Comment alléger ces taxes ?



