SOMMAIRE
- Calculer le loyer maximal pour une augmentation
- Augmentation de loyer maximum en zone tendue
- Risques en cas de dépassement du montant maximum
Ce qu'il faut retenir
Lors d’une révision annuelle, le nouveau loyer se calcule selon l’indice IRL publié par l’INSEE.
Si le loyer est sous-évalué, la hausse ne peut pas dépasser la moitié de l’écart avec le marché et doit être étalée dans certains cas.
Après des travaux, la hausse est limitée à 15 % du coût TTC des aménagements.
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L’augmentation du loyer ne peut pas être décidée librement par le bailleur. Elle est strictement encadrée par la loi, qu’il s’agisse d’une révision annuelle, d’une réévaluation pour loyer sous-évalué ou d’une hausse à la suite de travaux. Le montant maximal dépend du contexte et du type d’augmentation envisagé.
Comment calculer le loyer maximal autorisé après une augmentation de loyer ?
Augmentation maximale à la révision annuelle
La révision annuelle du loyer est possible uniquement si une clause d’indexation figure dans le bail. Le nouveau loyer se calcule en fonction de la variation de l’Indice de Référence des Loyers (IRL) publié chaque trimestre par l’INSEE.
Le propriétaire doit suivre la formule suivante :
Nouveau loyer = loyer actuel × (IRL nouveau trimestre / IRL ancien trimestre de référence)
Exemple
Si le bail prévoit une révision au 1er juillet, avec un loyer actuel de 850€ et que l’IRL du 2e trimestre de l’année en cours est de 145,17 contre 140,59 l’année précédente, le nouveau loyer sera :
850 × (145,17 / 140,59) = 877,69€
Ces 877,69 € sont le loyer maximal autorisé après révision.

Augmentation maximale pour loyer sous-évalué
Si le loyer est manifestement inférieur à ceux pratiqués dans le voisinage, le bailleur peut demander une réévaluation à la date du renouvellement du bail. Toutefois, il doit obéir à deux règles :
- La hausse ne peut dépasser la moitié de la différence entre le loyer actuel et la moyenne des loyers du marché pour des logements comparables ;
- Si l’augmentation dépasse 10 % du loyer précédent, elle doit être étalée sur 3 ans si le bailleur est une personne physique et 3 mois si le bailleur est une personne morale.
Exemple
Un bailleur loue actuellement un appartement à 600€ par mois, alors que les loyers pour des logements comparables dans le même quartier s’élèvent en moyenne à 900 € par mois.
La différence entre le loyer actuel et la moyenne des loyers du marché est de 900 - 300 = 300€.
La hausse maximale autorisée est de : 300/2 = 150€
La hausse de 150€ dépasse 10 % du loyer actuel.
Le propriétaire étant une personne physique, il doit étaler la hausse sur 3 ans.
Ainsi, il peut appliquer une hausse de : 150€/3 ans = 50€/an Soit :
- Année 1 : 600 € + 50 € = 650€
- Année 2 : 650 € + 50 € = 700€
- Année 3 : 700 € + 50 € = 750€
Augmentation maximale pour cause de travaux
Une hausse de loyer peut aussi être envisagée après la réalisation de travaux importants dans le logement ou les parties communes.
Le bailleur peut proposer une réévaluation du loyer au renouvellement du bail. La loi permet une hausse plafonnée à 15 % du coût TTC mensualisé des travaux, à condition que ceux-ci apportent une véritable amélioration (isolation, rénovation complète, changement de chaudière, etc.).
Exemple
Un bailleur a loué un appartement à 700€ par mois.
Avant le renouvellement du bail, il réalise pour 20 000€ TTC de travaux d’amélioration :
- Remplacement de toutes les fenêtres par du double vitrage :
- Rénovation complète de la salle de bain ;
- Installation d’une chaudière à condensation performante.
Ces travaux améliorent clairement la qualité et la performance énergétique du logement.
Calcul de la hausse maximale autorisée :
15% × 20 000€ = 3 000€ par an
Soit, 3 000€ ÷ 12 = 250€ par mois
Le bailleur peut donc proposer un nouveau loyer maximal de 950€ par mois (700 + 250 €).
Quelle est l'augmentation de loyer maximum autorisée en zone tendue ?
Les logements en zone tendue sont soumis à l'encadrement de loyer qui comprend 2 dispositifs complémentaires :
1. L'encadrement de l'évolution de loyer qui concerne tous les logements en zone tendue : le dispositif interdit l'augmentation de loyer entre deux locations sauf en cas de :
- Révision de loyer indexé à l'IRL ;
- Réévaluation d'un loyer manifestement sous évalué ;
- Hausse de loyer justifiée par des travaux d'amélioration.
2. L'encadrement du niveau de loyer qui ne s'applique qu'à quelques communes : chaque préfecture fixe un loyer de référence majoré à ne pas dépasser selon les spécificités du logement. La loi interdit aux bailleurs de dépasser le plafond de loyer décrété par les autorités compétentes.
Exemple
Un bailleur possède un T2 de 40 m² à Lille, une commune située en zone tendue.
Le précédent locataire payait 750 € hors charges. Avant de relouer, le bailleur réalise pour 12 000 € TTC de travaux d’amélioration.
En zone tendue, le bailleur ne peut pas augmenter librement le loyer entre deux locations. Il peut toutefois le faire après des travaux d’amélioration représentant au moins la moitié de la dernière année de loyer.
Dans ce cas, la hausse maximale est plafonnée à 15 % du coût TTC des travaux :
12 000 × 15 % = 1 800€ par an, soit 150€ par mois
👉 Le bailleur pourrait donc proposer un loyer révisé de 900 € par mois (750 +150€).
Mais Lille est aussi soumise à un encadrement du niveau de loyer.
Le loyer de référence majoré pour un T2 meublé dans le quartier concerné est de 22€/m².
En conséquence, le plafond de loyer s'élève à : 22 × 40 = 880€
Le bailleur doit donc comparer les deux limites :
- Hausse autorisée après travaux : 900€
- Plafond préfectoral : 880€
Même après des travaux importants, le bailleur ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré fixé par la préfecture. En conséquence, il peut demander 880€ d'augmentation de loyer tout au plus.
Que risque le bailleur en cas de dépassement du montant maximum autorisé ?
En cas de dépassement du montant autorisé après une augmentation de loyer, le bailleur risque :
- L'annulation de la révision de loyer, le retour au loyer initial et le remboursement des trop-perçus : si le bailleur dépasse le plafond autorisé (mauvais calcul de l’IRL, travaux non justifiés, ou loyer supérieur au marché), le locataire peut contester la hausse. Le juge peut alors annuler la révision et ordonner le remboursement des loyers trop perçus, voire le retour au loyer initial ;
- Une amende administrative allant de 5 000 à 15 000€ : dans les communes soumises à l’encadrement des loyers, un dépassement du loyer de référence majoré peut être sanctionné par l’administration. L’amende peut atteindre 5 000 € pour un bailleur particulier et 15 000 € pour une personne morale (SCI, société…). Le bailleur doit en outre corriger le loyer et rembourser le trop-perçu au locataire.
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