Ce qu'il faut retenir
La SCI aide les bailleurs à gérer un bien à plusieurs et à choisir une fiscalité adaptée pour réduire ou répartir l’impôt.
En SCI à l’IR, les loyers sont imposés chez les associés, avec la possibilité de déduire des charges et d’utiliser le déficit foncier.
En SCI à l’IS, la société paie l’impôt, peut amortir le bien et limite l’imposition des associés tant que les bénéfices ne sont pas distribués.
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Quelle est votre question précise ?
La SCI attire de nombreux bailleurs qui souhaitent structurer un investissement, répartir la détention et transmettre un bien dans un cadre fiscal maîtrisé. Cette forme juridique offre plusieurs opportunités, mais leur intérêt dépend du régime fiscal choisi au moment de la création ou de l’évolution de la société.
Comprendre les règles applicables permet de savoir si la SCI apporte un réel avantage fiscal par rapport à une détention en nom propre.
Comment fonctionne la fiscalité d’une SCI ?
Avant d’identifier les avantages fiscaux possibles, il est essentiel de comprendre le fonctionnement général d’une SCI et les régimes d’imposition qui peuvent s’appliquer.
Définition d’une SCI et principe de transparence fiscale
Une SCI permet de détenir, gérer ou transmettre un bien immobilier à plusieurs associés et constitue une personne morale distincte des personnes physiques qui la composent. Elle relève par défaut du régime des sociétés de personnes. Les résultats sont imposés directement chez les associés grâce à la transparence fiscale.
Différences entre SCI à l’impôt sur le revenu et SCI à l’impôt sur les sociétés
À l’IR, la SCI reste transparente et chaque associé déclare sa part de loyers comme des revenus fonciers. À l’IS, la SCI devient opaque et paie elle-même l’impôt sur un bénéfice calculé après charges et amortissements, avec des obligations déclaratives spécifiques comme la déclaration 2072. Les associés ne sont imposés qu’en cas de dividendes et le choix est irrévocable.
Impact du choix de régime fiscal sur les revenus locatifs d’un bailleur
L’IR ajoute les loyers aux revenus du foyer et peut augmenter l’imposition des bailleurs situés dans les tranches élevées. L’IS applique un taux souvent plus faible et permet de lisser la charge fiscale sur la durée. Le traitement des charges, des travaux et des amortissements crée des écarts significatifs entre les deux régimes.
Tableau récapitulatif
| Élément comparé | SCI à l’impôt sur le revenu (IR) | SCI à l’impôt sur les sociétés (IS) |
|---|---|---|
| Nature fiscale | Transparente. Chaque associé déclare sa part de loyers. | Opaque. La société calcule son bénéfice et paie l’impôt. |
| Imposition des associés | Imposés chaque année sur leur quote-part, même sans distribution. | Imposés uniquement si des dividendes sont versés. |
| Traitement des loyers | Ajout aux revenus du foyer. Risque d’augmentation de la tranche marginale. | Imposition au taux de l’IS souvent plus faible que les tranches hautes de l’IR. |
| Charges et travaux | Déduction selon les règles des revenus fonciers. | Déduction comptable plus large incluant les amortissements. |
| Gestion comptable | Plus simple et similaire à une détention en nom propre. | Plus structurée avec obligations et calcul du résultat fiscal. |
| Plus-value immobilière | Calcul selon le régime des particuliers. | Plus-value calculée au niveau de l’IS avec impact des amortissements. |
| Impact pour un bailleur | Pertinent si revenus modestes ou volonté d’utiliser le déficit foncier. | Intéressant pour réduire l’imposition annuelle et maîtriser la taxation des associés. |
| Irrevocabilité | Non applicable. | Oui, l’option IS est irrévocable. |
Quels sont les avantages fiscaux d'une SCI à l’impôt sur le revenu ?
La SCI à l’IR reste le régime le plus courant. Elle s’adresse aux bailleurs qui souhaitent conserver un fonctionnement simple et bénéficier du déficit foncier. Ce régime applique les règles classiques des revenus fonciers tout en offrant une grande souplesse de gestion.
Déduction des charges et traitement des revenus fonciers
Les associés déclarent leur quote-part de loyers. Ils déduisent aussi les intérêts d’emprunt, les assurances, les travaux éligibles et l’ensemble des charges déductibles en SCI selon le régime applicable. Cette transparence évite toute double imposition. Elle permet également de conserver le régime micro-foncier lorsque les revenus sont modestes. Le bailleur retrouve ainsi des règles identiques à une détention directe.
La SCI est le bailleur légal et doit gérer ses locataires avec rigueur, qu’il s’agisse des quittances, de l’indexation ou de la régularisation des charges. BailFacile simplifie cette organisation en générant les documents au nom de la société et en centralisant tous les justificatifs utiles, ce qui facilite ensuite la tenue de la comptabilité, qu’elle soit à l’IR ou à l’IS.
Utilisation du déficit foncier pour réduire l’impôt
Lorsque les charges dépassent les loyers, la SCI génère un déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite prévue par le régime. Le reste peut être reporté sur les revenus fonciers des années suivantes.
Ce mécanisme est recherché par les bailleurs qui réalisent des travaux importants ou qui financent un bien avant l’encaissement des loyers. Le déficit permet d’alléger l’imposition du foyer pendant plusieurs années.
Limites des avantages fiscaux d’une SCI à l’IR
La transparence fiscale peut devenir contraignante pour les associés fortement imposés. Ils déclarent leur part de bénéfices même si ceux-ci ne sont pas distribués. Une SCI qui réinvestit ses revenus peut donc augmenter l’impôt des associés sans contrepartie immédiate.
Par ailleurs, la SCI à l’IR ne permet pas d’amortir les immeubles, ce qui limite la réduction de l’assiette imposable sur le long terme.
Comment une SCI peut-elle favoriser la transmission d’un patrimoine immobilier ?
La SCI est souvent privilégiée pour organiser la transmission d’un bien immobilier et anticiper les enjeux de succession. La détention de parts sociales facilite les donations progressives et permet d’utiliser des mécanismes fiscaux avantageux.
Organisation de la détention familiale par une SCI
Les parts sociales représentent des droits dans la société et non une fraction directe du bien, ce qui distingue clairement la SCI d’un régime d’indivision. Elles se transmettent plus facilement qu’un immeuble détenu en indivision. La SCI permet de maintenir la continuité du patrimoine même si un associé quitte la société.
Réduction des droits de succession grâce à la valeur des parts de SCI
La valeur des parts tient compte du passif de la SCI, ce qui réduit la base taxable en présence d’un emprunt. Cette décote diminue mécaniquement les droits de succession. Les abattements renouvelables facilitent la transmission progressive des parts, à condition d’éviter toute situation assimilable à une donation déguisée en SCI.
Donation progressive et démembrement des parts de SCI
La SCI permet de transmettre le patrimoine par étapes grâce aux donations successives de parts. Le démembrement sépare usufruit et nue-propriété pour réduire la valeur taxable. Ce mécanisme optimise les droits de mutation tout en maintenant la gestion du bien.
Dans quels cas une SCI est intéressante pour un bailleur ?
La SCI devient pertinente lorsqu’elle permet d’améliorer la fiscalité d’un projet immobilier ou d’en faciliter la transmission. Le régime à l’IR convient aux bailleurs qui veulent profiter du déficit foncier et conserver des règles simples. L’IS intéresse ceux qui recherchent une imposition réduite ou une capacité d’amortissement.
La SCI familiale apporte enfin un avantage net pour organiser la succession et éviter les blocages de l’indivision.
FAQ
Qu'est-ce qu'une SCI ?
Une SCI est une société civile qui permet de détenir et gérer un bien immobilier à plusieurs. Les associés possèdent des parts sociales et la société devient propriétaire du bien. Cette structure facilite la gestion collective et la transmission.
Comment fonctionne une SCI familiale ?
Une SCI familiale regroupe des membres d’une même famille pour gérer un bien commun. Chaque associé détient des parts et participe aux décisions. Elle simplifie la transmission grâce aux donations progressives de parts.
Comment créer une SCI en couple ?
Un couple crée une SCI en rédigeant des statuts, en fixant la répartition des parts et en immatriculant la société. Le bien est ensuite acheté au nom de la SCI. Cette structure sécurise la détention et organise la gestion commune.
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SOMMAIRE
- Fonctionnement de la fiscalité d’une SCI
- Avantages fiscaux d'une SCI à l’impôt sur le revenu
- Rôle de la SCI dans la transmission d’un patrimoine immobilier
- Situation dans laquelle une SCI est intéressante pour un bailleur
- FAQ
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