Procédure loyer impayé

Procédure d'expulsion pour loyer impayé : les 4 étapes à réaliser

La location d’un bien immobilier est un contrat de mise à disposition conclu par la signature d’un bail. Lorsque le locataire ne paye pas son loyer, il manque à son devoir. 

Vous êtes propriétaire et vous rencontrez cette situation ? Découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir et comment mettre en place une procédure d’expulsion pour loyer impayé.

Procédure d'expulsion pour loyer impayé

SOMMAIRE

Etape 1 : Obtenir le paiement dès le 1er mois impayé

Votre priorité est probablement d’obtenir le montant du loyer dès que l’impayé est constaté. Vous avez peut-être essayé de joindre le locataire, mais celui-ci reste injoignable. Dans ce cas, 3 solutions s’offrent à vous pour obtenir rapidement votre paiement.

Faire appel au cautionnaire

Si vous l’avez demandé lors de la mise en location du logement, vous pouvez faire appel au garant pour obtenir votre paiement. En effet, les cautionnaires ne sont pas obligatoires pour la signature d’un bail, mais leur présence reste grandement préférable. Il peut s'agir d'une personne physique ou d'une personne morale.

Faire appel à son assurance

Les plus prévoyants auront sûrement souscrit à une assurance avec l’option GLI. Cet acronyme signifie Garantie des Loyers Impayés. Dans ce cas-là, rapprochez-vous de votre conseiller pour expliquer votre situation.

Faire appel à Action Logement

Dans certains cas, le locataire a souscrit à la Garantie Visale auprès d’Action Logement. Cet organisme se porte alors garant du locataire et rembourse les impayés, mais aussi les dégâts constatés lors de la fin de bail non solvable, etc. Ensuite, le locataire devra rembourser le montant dû à Action Logement.

Etape 2 : Faire un signalement à la CAF ou à la MSA

La 2e étape consiste à contacter la caisse d’allocation familiale ou la mutualité sociale agricole, le cas échéant. Toutefois, quelques consignes sont à respecter.

Quand contacter la CAF ou la MSA pour une procédure d'expulsion pour loyer impayé ?

Lors d’une situation de loyer impayé, vous devez la signaler à l’organisme concerné. La prise de contact est à réaliser dès que le montant de l’impayé est équivalent à 2 fois le loyer net. Ce montant ne comprend donc pas l’aide au logement et les charges.

La procédure d’apurement pour loyer impayé

Une fois le signalement effectué, la procédure pour impayé est mise en place entre le propriétaire et le locataire. L’organisme crée un plan d’apurement de la dette, à la façon d’un échéancier. Si cette procédure n’est pas envisageable, la CAF ou la MSA saisit alors le FSL (Fonds de solidarité pour le Logement).

Comment contacter ces organismes ?

Vous pouvez prendre rendez-vous, les contacter par téléphone ou vous rendre directement sur place. 

Néanmoins, la meilleure solution reste d’envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception. Ainsi, vous garderez une trace écrite et datée de la mise en place de votre procédure.

Etape 3 : Résilier le bail et demander l’expulsion

Pour effectuer la résiliation du bail et mettre en place l’expulsion, la procédure à suivre varie selon les cas de figure. La méthode à appliquer dépend en effet de la présence ou non d’une clause résolutoire dans le contrat de logement.

Bail avec clause résolutoire

Tout d’abord, le propriétaire doit effectuer un commandement de payer. Cette opération est à réaliser à l’aide d’un commissaire de justice, anciennement appelé huissier de justice ou commissaire-priseur judiciaire. En cas de contestation et sans accord amiable, le propriétaire doit saisir le juge des contentieux.

Dès lors, le locataire dispose de 2 mois pour régler la somme due ainsi que les frais du commissaire de justice. En cas d’impossibilité de paiement, il peut demander un délai supplémentaire auprès du juge des contentieux ou demander une aide financière auprès du FSL, à titre ponctuel.

Si le locataire règle ses dettes, il peut rester dans le logement. Sinon, le propriétaire doit de nouveau saisir le juge afin de constater la résiliation du bail et prononcer la demande d’expulsion. Le juge peut toutefois accorder un délai supplémentaire au locataire si celui-ci présente des justificatifs de paiement à venir.

Autres types de bail

Si le bail ne comporte pas de clause résolutoire, le propriétaire doit directement saisir le juge des contentieux de la protection, à l’aide d’un commissaire de justice. Selon la décision du juge, un délai de paiement peut être accordé au locataire, ou alors, une expulsion peut être prononcée en plus de la résiliation du bail.

Suite à la sentence, le propriétaire doit faire appel au commissaire de justice afin d’envoyer un commandement de quitter les lieux au locataire. Dès réception du courrier, il dispose de 2 mois pour quitter le logement, bien qu'il puisse saisir le juge pour demander un délai supplémentaire.

Etape 4 : Charger un commissaire de justice de la procédure d’expulsion pour loyer impayé

Une fois toutes les étapes précédentes réalisées, l’expulsion du locataire peut avoir lieu. Pour cela, la seule personne en droit d’effectuer cet acte est le commissaire de justice. Celui-ci peut alerter le locataire de sa venue, même si toutefois rien ne l’y oblige. Il ne peut se rendre sur les lieux que les jours ouvrés, de 6 h à 21 h.

Cas de figure n° 1 : le locataire est présent et accepte l’expulsion

Dans ce cas-ci, le locataire quitte le logement le jour même. Le commissaire de justice dresse alors un procès-verbal

Cas de figure n° 2 : le locataire est absent

En cas d’absence, le commissaire n’est pas autorisé à entrer dans les lieux. Il dresse un procès-verbal constatant l’échec de la procédure d’expulsion

Ensuite, il peut se rapprocher de la préfecture pour solliciter l’aide de la police dans sa démarche. Une fois l’accord obtenu, il se présente de nouveau au logement en étant accompagné de la gendarmerie et d’un serrurier.

Cas de figure n° 3 : le locataire refuse l’expulsion et n’ouvre pas la porte

Si le locataire est présent, mais qu’il refuse d’ouvrir la porte, le commissaire de justice ne peut pas entrer pour autant. Il doit alors effectuer un procès-verbal notifiant le refus d’obtempérer de l’occupant

Par la suite, il se tourne vers la préfecture pour demander à être accompagné par la police. Il pourra se rendre à nouveau sur les lieux avec la police ou la gendarmerie, ainsi qu’un serrurier.

Mentions obligatoires dans le procès-verbal

Celui-ci constate les faits lors de la procédure d’expulsion (absence, refus, obtempération). Par ailleurs, il contient nécessairement l’inventaire des biens laissés sur place et leur valeur marchande le cas échéant. Ils sont déplacés dans un local et doivent être récupérés sous 2 mois maximum par le locataire.

Pour régler les impayés, les objets peuvent être vendus aux enchères. S’ils ne présentent aucune valeur marchande, le locataire peut contester cet avis. Les effets personnels, types documents, sont quant à eux conservés jusqu’à 2 ans, sous scellé, par le commissaire de justice.

Aussi, le document doit référer le juge territorial compétent pour ce cas.

Enfin, le procès-verbal doit faire mention de divers articles du code des procédures civiles d’exécution.

Conditions particulières

L’expulsion ne peut pas avoir lieu pendant la trêve hivernale. Celle-ci s’étend du 1er novembre au 31 mars inclus de chaque année. Outre la trêve hivernale, une trêve cyclonique peut également être mise en place dans les DOM.

Comment éviter la procédure d’expulsion pour loyer impayé ?

Pour éviter d’en venir à la procédure d’expulsion, qui peut s’avérer assez fastidieuse, 2 options s’offrent à vous.

Trouver une entente amiable avec le locataire

Durant toute la procédure, et même avant de la mettre en place, pensez à contacter votre locataire afin de considérer un éventuel arrangement amiable. Malgré le différend, vous pourriez trouver un accord.

Faire appel à un conciliateur de justice

Cette méthode est plus sécurisée. À l’aide d’un conciliateur de justice, vous pourrez formaliser un accord de paiement. Celui-ci peut correspondre à un étalement du remboursement des dettes. 

Si cet accord n’est pas respecté, vous obtiendrez toutefois un document supplémentaire. Il sera à fournir au commissaire de justice pour le procès exécuté devant le juge des contentieux de la protection de votre domicile.

Ce qu’il faut éviter lors de la procédure d’expulsion pour loyer impayé

Voici une liste des actes à éviter lors d’une procédure d’expulsion, sans quoi, des sanctions pourraient être appliquées : 

  • Ne pas signaler l’impayé à la CAF ou à la MSA. Peine maximale : 6856 € d’amende.

  • Expulser soi-même le locataire. Peine maximale : 3 ans de prison et 30 000 € d’amende.

  • Avant l’expulsion par le commissaire de justice, le propriétaire ne doit pas entrer dans le logement. Il ne peut pas non plus faire changer la serrure ou toucher les meubles.

La procédure d’expulsion pour loyer impayé est une démarche judiciaire qui peut prendre plusieurs mois, malgré une administration minutieusement organisée. Pour éviter cela, mieux vaut être bien informé à propos de l’immobilier, des clauses de bail (comme la clause résolutoire) et choisir ses locataires sur la base d’un dossier solide. 

Il est aussi préférable de souscrire à une GLI (Garantie des loyers impayés) auprès de son assureur.

FAQ

Comment se passe une expulsion pour non-paiement de loyer ?

Les principales étapes sont : 

  • obtenir le paiement dès le 1er mois impayé ;
  • faire un signalement à la CAF ou à la MSA ;
  • résilier le bail et demander l’expulsion ;
  • charger un commissaire de justice pour la procédure d’expulsion pour loyer impayé.

Combien de loyers impayés avant expulsion ?

Dès le premier loyer non réglé, vous pouvez agir en tentant une négociation à l’amiable. Ce n'est pas obligatoires, mais elles permettent de montrer votre bonne foi au juge et qu’une tentative de recouvrement amiable a été menée avant de lancer la procédure d'expulsion.

Quel est le délai pour une expulsion ?

Une procédure d’expulsion pour loyers impayés peut-être très longue. Généralement l'expulsion intervient au bout de 6 à 12 mois. Les délais peuvent être allongés en cas de trêve hivernale.

Rédigé par Thibaud Fily Logo Linkedin

Thibaud est cofondateur de BailFacile et responsable du contenu éditorial. Son ambition est de rendre accessible le savoir-faire de la gestion locative au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité.

Etape 1 : Obtenir le paiement dès le 1er mois impayé

Votre priorité est probablement d’obtenir le montant du loyer dès que l’impayé est constaté. Vous avez peut-être essayé de joindre le locataire, mais celui-ci reste injoignable. Dans ce cas, 3 solutions s’offrent à vous pour obtenir rapidement votre paiement.

Faire appel au cautionnaire

Si vous l’avez demandé lors de la mise en location du logement, vous pouvez faire appel au garant pour obtenir votre paiement. En effet, les cautionnaires ne sont pas obligatoires pour la signature d’un bail, mais leur présence reste grandement préférable. Il peut s'agir d'une personne physique ou d'une personne morale.

Faire appel à son assurance

Les plus prévoyants auront sûrement souscrit à une assurance avec l’option GLI. Cet acronyme signifie Garantie des Loyers Impayés. Dans ce cas-là, rapprochez-vous de votre conseiller pour expliquer votre situation.

Faire appel à Action Logement

Dans certains cas, le locataire a souscrit à la Garantie Visale auprès d’Action Logement. Cet organisme se porte alors garant du locataire et rembourse les impayés, mais aussi les dégâts constatés lors de la fin de bail non solvable, etc. Ensuite, le locataire devra rembourser le montant dû à Action Logement.

Etape 2 : Faire un signalement à la CAF ou à la MSA

La 2e étape consiste à contacter la caisse d’allocation familiale ou la mutualité sociale agricole, le cas échéant. Toutefois, quelques consignes sont à respecter.

Quand contacter la CAF ou la MSA pour une procédure d'expulsion pour loyer impayé ?

Lors d’une situation de loyer impayé, vous devez la signaler à l’organisme concerné. La prise de contact est à réaliser dès que le montant de l’impayé est équivalent à 2 fois le loyer net. Ce montant ne comprend donc pas l’aide au logement et les charges.

La procédure d’apurement pour loyer impayé

Une fois le signalement effectué, la procédure pour impayé est mise en place entre le propriétaire et le locataire. L’organisme crée un plan d’apurement de la dette, à la façon d’un échéancier. Si cette procédure n’est pas envisageable, la CAF ou la MSA saisit alors le FSL (Fonds de solidarité pour le Logement).

Comment contacter ces organismes ?

Vous pouvez prendre rendez-vous, les contacter par téléphone ou vous rendre directement sur place. 

Néanmoins, la meilleure solution reste d’envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception. Ainsi, vous garderez une trace écrite et datée de la mise en place de votre procédure.

Etape 3 : Résilier le bail et demander l’expulsion

Pour effectuer la résiliation du bail et mettre en place l’expulsion, la procédure à suivre varie selon les cas de figure. La méthode à appliquer dépend en effet de la présence ou non d’une clause résolutoire dans le contrat de logement.

Bail avec clause résolutoire

Tout d’abord, le propriétaire doit effectuer un commandement de payer. Cette opération est à réaliser à l’aide d’un commissaire de justice, anciennement appelé huissier de justice ou commissaire-priseur judiciaire. En cas de contestation et sans accord amiable, le propriétaire doit saisir le juge des contentieux.

Dès lors, le locataire dispose de 2 mois pour régler la somme due ainsi que les frais du commissaire de justice. En cas d’impossibilité de paiement, il peut demander un délai supplémentaire auprès du juge des contentieux ou demander une aide financière auprès du FSL, à titre ponctuel.

Si le locataire règle ses dettes, il peut rester dans le logement. Sinon, le propriétaire doit de nouveau saisir le juge afin de constater la résiliation du bail et prononcer la demande d’expulsion. Le juge peut toutefois accorder un délai supplémentaire au locataire si celui-ci présente des justificatifs de paiement à venir.

Autres types de bail

Si le bail ne comporte pas de clause résolutoire, le propriétaire doit directement saisir le juge des contentieux de la protection, à l’aide d’un commissaire de justice. Selon la décision du juge, un délai de paiement peut être accordé au locataire, ou alors, une expulsion peut être prononcée en plus de la résiliation du bail.

Suite à la sentence, le propriétaire doit faire appel au commissaire de justice afin d’envoyer un commandement de quitter les lieux au locataire. Dès réception du courrier, il dispose de 2 mois pour quitter le logement, bien qu'il puisse saisir le juge pour demander un délai supplémentaire.

Etape 4 : Charger un commissaire de justice de la procédure d’expulsion pour loyer impayé

Une fois toutes les étapes précédentes réalisées, l’expulsion du locataire peut avoir lieu. Pour cela, la seule personne en droit d’effectuer cet acte est le commissaire de justice. Celui-ci peut alerter le locataire de sa venue, même si toutefois rien ne l’y oblige. Il ne peut se rendre sur les lieux que les jours ouvrés, de 6 h à 21 h.

Cas de figure n° 1 : le locataire est présent et accepte l’expulsion

Dans ce cas-ci, le locataire quitte le logement le jour même. Le commissaire de justice dresse alors un procès-verbal

Cas de figure n° 2 : le locataire est absent

En cas d’absence, le commissaire n’est pas autorisé à entrer dans les lieux. Il dresse un procès-verbal constatant l’échec de la procédure d’expulsion

Ensuite, il peut se rapprocher de la préfecture pour solliciter l’aide de la police dans sa démarche. Une fois l’accord obtenu, il se présente de nouveau au logement en étant accompagné de la gendarmerie et d’un serrurier.

Cas de figure n° 3 : le locataire refuse l’expulsion et n’ouvre pas la porte

Si le locataire est présent, mais qu’il refuse d’ouvrir la porte, le commissaire de justice ne peut pas entrer pour autant. Il doit alors effectuer un procès-verbal notifiant le refus d’obtempérer de l’occupant

Par la suite, il se tourne vers la préfecture pour demander à être accompagné par la police. Il pourra se rendre à nouveau sur les lieux avec la police ou la gendarmerie, ainsi qu’un serrurier.

Mentions obligatoires dans le procès-verbal

Celui-ci constate les faits lors de la procédure d’expulsion (absence, refus, obtempération). Par ailleurs, il contient nécessairement l’inventaire des biens laissés sur place et leur valeur marchande le cas échéant. Ils sont déplacés dans un local et doivent être récupérés sous 2 mois maximum par le locataire.

Pour régler les impayés, les objets peuvent être vendus aux enchères. S’ils ne présentent aucune valeur marchande, le locataire peut contester cet avis. Les effets personnels, types documents, sont quant à eux conservés jusqu’à 2 ans, sous scellé, par le commissaire de justice.

Aussi, le document doit référer le juge territorial compétent pour ce cas.

Enfin, le procès-verbal doit faire mention de divers articles du code des procédures civiles d’exécution.

Conditions particulières

L’expulsion ne peut pas avoir lieu pendant la trêve hivernale. Celle-ci s’étend du 1er novembre au 31 mars inclus de chaque année. Outre la trêve hivernale, une trêve cyclonique peut également être mise en place dans les DOM.

Comment éviter la procédure d’expulsion pour loyer impayé ?

Pour éviter d’en venir à la procédure d’expulsion, qui peut s’avérer assez fastidieuse, 2 options s’offrent à vous.

Trouver une entente amiable avec le locataire

Durant toute la procédure, et même avant de la mettre en place, pensez à contacter votre locataire afin de considérer un éventuel arrangement amiable. Malgré le différend, vous pourriez trouver un accord.

Faire appel à un conciliateur de justice

Cette méthode est plus sécurisée. À l’aide d’un conciliateur de justice, vous pourrez formaliser un accord de paiement. Celui-ci peut correspondre à un étalement du remboursement des dettes. 

Si cet accord n’est pas respecté, vous obtiendrez toutefois un document supplémentaire. Il sera à fournir au commissaire de justice pour le procès exécuté devant le juge des contentieux de la protection de votre domicile.

Ce qu’il faut éviter lors de la procédure d’expulsion pour loyer impayé

Voici une liste des actes à éviter lors d’une procédure d’expulsion, sans quoi, des sanctions pourraient être appliquées : 

  • Ne pas signaler l’impayé à la CAF ou à la MSA. Peine maximale : 6856 € d’amende.

  • Expulser soi-même le locataire. Peine maximale : 3 ans de prison et 30 000 € d’amende.

  • Avant l’expulsion par le commissaire de justice, le propriétaire ne doit pas entrer dans le logement. Il ne peut pas non plus faire changer la serrure ou toucher les meubles.

La procédure d’expulsion pour loyer impayé est une démarche judiciaire qui peut prendre plusieurs mois, malgré une administration minutieusement organisée. Pour éviter cela, mieux vaut être bien informé à propos de l’immobilier, des clauses de bail (comme la clause résolutoire) et choisir ses locataires sur la base d’un dossier solide. 

Il est aussi préférable de souscrire à une GLI (Garantie des loyers impayés) auprès de son assureur.

FAQ

Comment se passe une expulsion pour non-paiement de loyer ?

Les principales étapes sont : 

  • obtenir le paiement dès le 1er mois impayé ;
  • faire un signalement à la CAF ou à la MSA ;
  • résilier le bail et demander l’expulsion ;
  • charger un commissaire de justice pour la procédure d’expulsion pour loyer impayé.

Combien de loyers impayés avant expulsion ?

Dès le premier loyer non réglé, vous pouvez agir en tentant une négociation à l’amiable. Ce n'est pas obligatoires, mais elles permettent de montrer votre bonne foi au juge et qu’une tentative de recouvrement amiable a été menée avant de lancer la procédure d'expulsion.

Quel est le délai pour une expulsion ?

Une procédure d’expulsion pour loyers impayés peut-être très longue. Généralement l'expulsion intervient au bout de 6 à 12 mois. Les délais peuvent être allongés en cas de trêve hivernale.

Rédigé par Thibaud Fily Logo Linkedin

Thibaud est cofondateur de BailFacile et responsable du contenu éditorial. Son ambition est de rendre accessible le savoir-faire de la gestion locative au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité.

Homme sur un canapé

🎁 1 mois de gestion locative en ligne offert !