SOMMAIRE
- Comment augmenter son loyer en 2026 ?
- Une nouvelle hausse des charges pour les bailleurs en copropriété ?
- La garantie Visale s’arrête désormais à la troisième année de bail
- Squatteur, locataire mauvais payeur, occupant sans droit ni titre : les confondre peut vous coûter cher
- Le guide du bailleur pour accéder à MaPrimeRénov’ 2026
Comment augmenter son loyer en 2026 ?
En 2026, augmenter un loyer ne se résume plus à appliquer l’Indice de Référence des Loyers (IRL). Entre gel des passoires énergétiques, encadrement des loyers pérennisé et règles strictes de notification, la marge de manœuvre des bailleurs s’est nettement resserrée.
Avant toute hausse, mieux vaut vérifier que le droit l’autorise réellement — et dans quelles limites.
3 questions à se poser avant d’augmenter son loyer
Avant même de calculer une revalorisation, trois filtres peuvent bloquer — ou encadrer — l’augmentation.
1. Le DPE autorise-t-il une augmentation ?
Depuis la loi Climat et Résilience, les logements classés F ou G sont soumis à un gel des loyers.
Cela interdit :
- la révision annuelle indexée sur l’IRL ;
- l’augmentation lors d’un renouvellement ;
- la hausse à la relocation.
Tant que le logement reste classé F ou G, aucune revalorisation n’est possible.
Un appartement classé F loué 900 € restera à 900 €, même si l’IRL permettrait une hausse à 907 €.
2. Le logement est-il soumis à l’encadrement des loyers ?
Dans certaines villes (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier…), le loyer est plafonné par arrêté préfectoral.
Le dispositif, expérimenté dans 72 collectivités, a été pérennisé et élargi en décembre 2025. Les communes situées en zone tendue peuvent désormais l’adopter plus facilement et les sanctions ont été renforcées.
Dans ces villes, trois niveaux existent :
- Loyer de référence : valeur médiane observée ;
- Loyer de référence majoré : plafond légal (environ +20 %) ;
- Loyer de référence minoré : seuil bas indicatif.
Le loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré.
Ces montants varient selon :
- le quartier ;
- la surface ;
- le type de location (vide ou meublée) ;
- l’époque de construction.
Ils sont consultables sur les des métropoles concernées.
Exemple :
Appartement meublé de 30 m² à Lyon
Loyer majoré : 26,40 €/m²
Plafond légal = 26,40 × 30 = 792 €
Même si le marché affiche 850 €, le plafond légal reste 792 €.
3. Le bail contient-il une clause de révision ?
En cours de bail, l’augmentation n’est possible que si une clause de révision mentionnant l’IRL figure dans le contrat.
Elle doit préciser :
- le trimestre de référence ;
- la date d’application.
Sans cette clause, aucune hausse n’est autorisée, même si toutes les autres conditions sont réunies.
Pour sécuriser ce point, mieux vaut s’appuyer sur un bail conforme et régulièrement mis à jour. Un outil de gestion locative comme BailFacile intègre automatiquement une clause de révision claire et conforme au cadre légal. Vous pouvez ainsi augmenter légalement votre loyer en cours de bail.
Comment procéder à l’augmentation de loyer d’un bail en cours ?
Si le logement n’est pas gelé et si le bail contient une clause valide, la révision repose exclusivement sur l’IRL publié par l’Insee.
1. Vérifier et appliquer le bon IRL
Voici les derniers indices publiés :
- IRL T4 2025 : 145,78
- IRL T4 2024 : 144,64
La formule légale est stricte :
Nouveau loyer = Loyer actuel × (IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre de l’année précédente)
Exemple :
Un bail prévoit une révision annuelle à la date anniversaire du contrat, basée sur l’IRL du 4e trimestre (T4).
Le loyer actuel est de 900 € par mois.
Le bail a été signé en janvier 2025, avec une référence à l’IRL T4.
Pour appliquer la révision en 2026, il faut comparer l’IRL T4 2025 et l’IRL T4 2024.
Soit :
900 × (145,78 / 144,64) = 900 × 1,0079 ≈ 907,11 €
La hausse maximale autorisée est donc d’environ 7 € par mois, soit 84 € supplémentaires sur une année complète.
Deux points essentiels
- Le trimestre utilisé est celui mentionné dans le bail, pas nécessairement le dernier publié.
- Il est interdit de dépasser le résultat du calcul, même si le marché local justifierait une hausse plus importante.
2. Notifier formellement le locataire
La révision n’est jamais automatique.
La notification doit mentionner :
- le loyer actuel ;
- l’ancien IRL ;
- le nouvel IRL ;
- le calcul détaillé ;
- le nouveau montant ;
- la date d’effet.
Une erreur peut rendre la hausse contestable et entraîner un remboursement.
Révision oubliée ? Un délai strict d’un an, sans rattrapage possible
Si la hausse n’est pas demandée à la date prévue, le bailleur dispose d’un délai d’un an pour l’appliquer. Passé ce délai, la part non réclamée est définitivement perdue.
La révision ne produit effet qu’à compter de la demande. Elle n’est jamais rétroactive au-delà.
Et dans le cas d’une relocation ?
Le départ d’un locataire ne signifie pas liberté totale.
Si mon logement est hors zone tendue
Le loyer peut être fixé librement, sous réserve :
- du gel éventuel lié au DPE ;
- de l’absence d’encadrement local.
Si mon logement est en zone tendue
Le nouveau loyer ne peut pas dépasser le dernier loyer appliqué au précédent locataire, sauf :
- travaux d’amélioration significatifs ;
- loyer manifestement sous-évalué.
La relocation ne permet donc pas automatiquement de “rattraper” le marché.
En 2026, augmenter un loyer suppose ainsi une vérification méthodique : DPE, encadrement éventuel, clause contractuelle, IRL, notification et règles de relocation.
Une nouvelle hausse des charges pour les bailleurs en copropriété ?
En ce début d’année 2026, la hausse des charges de copropriété se confirme. Selon l’Association des responsables de copropriété (ARC), elles ont progressé en moyenne de 6,2 % en 2025 par rapport à 2024.
En moyenne, pour un appartement standard de 80 m², les charges atteignent désormais 2 300 à 2 400 € par an. La hausse représente donc environ 150 € supplémentaires sur un an.
Derrière cette moyenne nationale, les écarts sont importants selon les immeubles. Mais pour les bailleurs en copropriété, une réalité s’impose : ces charges augmentent alors que la hausse des loyers est toujours plus encadrée..
Pourquoi les charges continuent d’augmenter ?
Plusieurs facteurs expliquent la hausse observée en 2025.
L’énergie reste le premier moteur. Selon le baromètre du syndic Manda, la facture de chauffage a augmenté de 26 % en trois ans. La fin du bouclier tarifaire en 2025 a accentué cette tendance. Les annonces de baisse partielle de certains tarifs d’électricité début 2026 ne compensent pas cette progression sur la durée. Dans les copropriétés avec chauffage collectif, l’impact est direct sur les appels de fonds.
L’entretien courant progresse avec l’inflation. Les postes suivants sont en augmentation :
- maintenance des équipements ;
- nettoyage des parties communes ;
- réparations ;
- assurances.
Pris séparément, ces coûts semblent maîtrisés. Additionnés, ils alourdissent durablement le budget annuel.
La fiscalité locale augmente discrètement les provisions. En 2025, les valeurs locatives cadastrales ont été revalorisées d’environ +1,7 %, entraînant une hausse des provisions fiscales versées par les copropriétés. Cette évolution apparaît mécaniquement dans les appels de fonds.
La combinaison de ces éléments explique la progression moyenne de 6,2 % constatée par l’ARC.
Ce que cette hausse change concrètement pour les bailleurs
Toutes les charges ne sont pas récupérables auprès du locataire. C’est là que la pression devient tangible.
Certaines dépenses peuvent être régularisées :
- eau froide et eau chaude ;
- chauffage collectif ;
- entretien courant des parties communes ;
- entretien de l’ascenseur.
D’autres restent intégralement à la charge du propriétaire :
- honoraires de syndic ;
- assurance de l’immeuble ;
- travaux d’amélioration ;
- ravalement ;
- mises aux normes.
Plus la hausse concerne ces postes non récupérables, plus elle réduit directement la rentabilité nette.
Voici un exemple simplifié :
| Situation | Avant hausse | Après hausse |
|---|---|---|
| Charges annuelles totales | 1 900 € | 2 300 € |
| Part non récupérable | 900 € | 1 200 € |
| Impact net annuel pour le bailleur | — | +300 € |
Dans un environnement où l’augmentation des loyers est encadrée ou gelée pour certains logements, cette hausse est rarement compensée.
Comment contenir la progression des charges ?
Si certaines hausses sont structurelles, plusieurs leviers existent pour en limiter l’ampleur.
La première source d’économie concerne les contrats. Dans de nombreuses copropriétés, les prestations de maintenance, de nettoyage ou d’assurance sont reconduites automatiquement pendant des années. Une mise en concurrence régulière permet souvent de dégager des marges sans réduire la qualité de service.
L’énergie constitue un autre levier. Sans engager immédiatement de lourds travaux, un suivi plus précis des consommations et des réglages adaptés peuvent déjà limiter la facture. À plus long terme, des interventions ciblées sur les équipements ou le bâti permettent de contenir durablement les charges, notamment lorsqu’elles s’appuient sur des aides existantes.
Enfin, l’anticipation reste déterminante. Planifier les travaux, constituer des provisions adaptées et éviter les décisions prises dans l’urgence limite les appels de fonds exceptionnels. Une implication en assemblée générale suffit parfois à prévenir des dérives coûteuses.
En 2026, la hausse des charges de copropriété ne constitue pas un épisode isolé mais une tendance installée. Pour les bailleurs en copropriété, la maîtrise des charges devient un levier aussi stratégique que la gestion du loyer.
Et face à cette compression des marges, la sécurisation des loyers devient encore plus stratégique à l’échelle individuelle.
La garantie Visale s’arrête désormais à la troisième année de bail
La garantie Visale a longtemps rassuré les bailleurs : gratuite, simple, sans franchise ni délai de carence, elle couvrait jusqu’à 36 mois d’impayés… quelle que soit la date à laquelle ils survenaient.
Ce qui change vraiment (et ce qui ne change pas)
Avant le 6 janvier 2026, un impayé survenant la 4e ou 5e année pouvait encore être pris en charge, tant que le plafond de 36 mois n’était pas atteint.
Désormais, la logique est différente : les impayés ne sont couverts que s’ils surviennent durant les trois premières années du bail.
Passé ce cap, la garantie s’éteint automatiquement.
Deux points rassurants toutefois :
- Les contrats Visale signés avant le 6 janvier 2026 restent soumis aux anciennes règles.
- À l’issue des trois ans, la garantie peut être renouvelée si le locataire reste éligible et dépose une nouvelle demande. L’objectif est de réexaminer sa situation.
Sur le fonctionnement, rien ne change :
- En cas d’impayé ou de dégradations, Action Logement indemnise le bailleur, sans franchise ni délai de carence.
- L’organisme se retourne ensuite contre le locataire via un échéancier adapté à sa situation.
- Le dispositif reste gratuit.
- Il n’est pas cumulable avec une autre assurance loyers impayés ou caution.
Selon Action Logement, cette limitation est cohérente avec la réalité du marché : 96 % des baux prennent fin avant 36 mois, et la majorité des impayés survient durant cette période.
Des plafonds relevés et un public élargi
Si la durée de couverture est recentrée, l’accès au dispositif, lui, s’élargit.
Près de 1,9 million de garanties Visale ont été mises en place en dix ans. En 2025, 350 000 ménages en ont bénéficié. Pour accompagner la tension locative, les plafonds ont été revalorisés.
Nouveaux plafonds de loyers garantis
- Île-de-France : jusqu’à 1 940 € par mois (contre 1 500 € auparavant)
- Agglomérations de plus de 100 000 habitants : jusqu’à 1 575 €
- Autres communes : jusqu’à 1 365 € (contre 1 300 € auparavant hors IDF)
Des plafonds spécifiques s’appliquent aux étudiants :
- 1 000 € en Île-de-France
- 840 € dans les grandes agglomérations
- 680 € ailleurs
Le plafond de ressources pour les salariés de plus de 30 ans est également relevé à 1 710 € nets par mois (contre 1 500 € auparavant).
Les jeunes de 18 à 30 ans restent éligibles sans condition de revenus. Les saisonniers bénéficient de règles assouplies et la location intergénérationnelle est désormais intégrée au dispositif.
Ce que cela change pour les bailleurs
Visale reste un outil très efficace pour sécuriser une mise en location, notamment avec des profils jeunes ou sans garant familial. Mais son rôle évolue.
La garantie devient désormais une protection de début de bail, concentrée sur la période statistiquement la plus risquée. Pour les locations longues, le bailleur doit intégrer qu’au-delà de trois ans, la couverture peut disparaître si aucune nouvelle demande n’est déposée.
Dans un marché où les impayés restent relativement rares (entre 3 et 4 % des locataires), Visale conserve son intérêt. Mais elle ne constitue plus une protection automatique sur toute la durée d’occupation d’un locataire stable.
Squatteur, locataire mauvais payeur, occupant sans droit ni titre : les confondre peut vous coûter cher
Confondre ces trois situations peut coûter très cher. Erreur de procédure, mois perdus devant le tribunal, loyers non perçus, condamnation pour expulsion illégale : pour un bailleur, une mauvaise qualification juridique ne relève pas du détail sémantique. Elle détermine la stratégie, les délais… et le risque financier.
Dans l’actualité récente, plusieurs affaires ont rappelé une évidence : un locataire en impayé n’est pas un squatteur. Et un occupant maintenu dans les lieux après résiliation n’est pas traité comme une intrusion frauduleuse. Trois situations, trois cadres juridiques distincts.
Un squatteur n’est pas un locataire en impayé
Le squatteur occupe un logement sans aucun droit ni titre, généralement après une entrée frauduleuse (effraction, intrusion illégale).
Il n’existe :
- ni bail ;
- ni contrat ;
- ni relation locative préalable.
Dans ce cas précis, la loi prévoit une procédure administrative spécifique permettant une évacuation accélérée, distincte de la procédure judiciaire classique.
Mais un locataire qui ne paie plus son loyer reste titulaire d’un bail tant que celui-ci n’a pas été résilié par un juge. Le qualifier de squatteur ne change rien juridiquement. Les dispositifs “anti-squat” ne s’appliquent pas à lui.
Cette confusion, régulièrement entretenue dans le débat public, conduit certains propriétaires à engager une mauvaise procédure — avec, à la clé, un rejet ou un allongement des délais.
Le locataire mauvais payeur : une procédure encadrée et parfois longue
Un locataire en impayé reste juridiquement locataire tant que le bail n’est pas résilié.
La procédure suit un chemin strict :
- Commandement de payer délivré par commissaire de justice ;
- Délai légal laissé au locataire pour régulariser ;
- Saisine du tribunal en cas d’impayé persistant ;
- Audience et décision pouvant prononcer la résiliation du bail ;
- Expulsion après décision exécutoire.
Pendant ce temps, la trêve hivernale peut suspendre l’exécution de l’expulsion.
Un cas récemment relayé montre les conséquences possibles : un propriétaire confronté à 40 000 euros d’impayés n’a pas encore obtenu l’expulsion, malgré les démarches engagées. Ce type de situation illustre la lenteur possible de la procédure, sans pour autant transformer le locataire en squatteur.
La protection juridique du locataire est forte tant que le bail n’est pas officiellement rompu.
L’occupant sans droit ni titre : un entre-deux mal maîtrisé
Troisième situation : l’occupant sans droit ni titre.
Il s’agit généralement :
- d’un locataire dont le bail a été résilié par décision de justice ;
- ou d’un ancien locataire resté dans les lieux après la fin du contrat.
Son entrée dans le logement était légale, mais son maintien ne l’est plus.
Pour autant, il ne relève pas du régime du squat. L’expulsion reste judiciaire.
Certains bailleurs commettent alors une erreur grave : reprendre le logement eux-mêmes. Un cas récent l’a démontré : un propriétaire ayant changé la serrure pour récupérer son bien a été condamné. Même face à un occupant irrégulier, se faire justice soi-même expose à des sanctions pénales.
Quelle démarche adopter selon la situation ?
Pour éviter toute erreur stratégique, la qualification doit être claire dès le départ.
| Situation | Démarche adaptée |
|---|---|
| Squatteur (intrusion frauduleuse) | Signalement immédiat, demande d’évacuation administrative via la préfecture |
| Locataire en impayé avec bail en cours | Commandement de payer → procédure judiciaire → résiliation du bail |
| Occupant sans droit ni titre (bail résilié) | Exécution de la décision de justice → procédure d’expulsion encadrée |
Dans tous les cas :
- Ne jamais changer les serrures sans décision exécutoire.
- Ne jamais couper l’accès à l’eau et à l'électricité pour contraindre un départ.
- Passer par un commissaire de justice.
En matière d’occupation irrégulière, le réflexe émotionnel est souvent mauvais conseiller.
Pour un bailleur, la première étape n’est pas d’agir vite, mais d’agir juste. La qualification juridique conditionne tout : la procédure, les délais et le risque financier.
Le guide du bailleur pour accéder à MaPrimeRénov’ 2026
MaPrimeRénov’ est de nouveau accessible en 2026 après sa suspension temporaire en janvier. Le budget voté prévoit 3,6 milliards d’euros de crédits publics, complétés par 500 millions d’euros issus des certificats d’économie d’énergie (CEE).
Pour les bailleurs confrontés au gel des logements classés F ou G, ou souhaitant améliorer la performance énergétique d’un bien, le dispositif reste un levier central. Mais le cadre évolue, notamment pour les rénovations d’ampleur.
Un dispositif relancé avec des objectifs élevés
Le guichet est rouvert pour :
- les rénovations “par geste” (isolation, changement de chaudière, fenêtres, ventilation…) ;
- les rénovations d’ampleur (au moins deux gestes d’isolation).
Pour 2026, les objectifs affichés sont ambitieux :
- 150 000 rénovations “isolées” financées ;
- 120 000 rénovations globales, dont
- 68 000 en copropriété,
- 52 000 en maisons individuelles.
Un point important pour comprendre la pression sur les délais : environ 83 000 dossiers étaient en attente fin 2025 au moment de la suspension. Ces demandes sont en cours de traitement, ce qui peut influencer les délais d’instruction en début d’année.
Les règles d’éligibilité et les taux de financement restent inchangés en 2026.
Rénovation d’ampleur : une nouvelle étape obligatoire
La principale nouveauté concerne les rénovations globales.
Avant de déposer un dossier pour une rénovation d’ampleur, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire.
France Rénov’ dispose de 614 espaces sur le territoire, avec des rendez-vous possibles en agence ou à distance.
Cette obligation vise deux objectifs :
- sécuriser les parcours et améliorer la qualité des projets financés ;
- lutter contre la fraude (des contrôles ont révélé des manquements graves chez 34 % des professionnels contrôlés en 2024 dans le secteur de la rénovation énergétique).
Pour un bailleur, cela signifie :
- un projet à formaliser en amont ;
- un parcours plus encadré ;
- un calendrier à anticiper.
La rénovation globale ne peut plus être gérée uniquement comme une formalité administrative en ligne.
Comment structurer son projet en tant que bailleur ?
MaPrimeRénov’ reste accessible aux propriétaires bailleurs pour un logement loué en résidence principale.
La stratégie dépend de la situation énergétique du bien :
- Si le DPE est proche d’un seuil critique (E, F ou G), une rénovation d’ampleur peut permettre un saut de classe significatif.
- Si le logement est déjà en D ou E, des travaux ciblés peuvent suffire pour sécuriser sa valeur locative.
En 2026, les étapes à sécuriser sont claires :
- Vérifier le DPE et identifier le gain énergétique recherché.
- Choisir entre rénovation par geste ou rénovation globale.
- Prendre rendez-vous avec France Rénov’ si le projet est d’ampleur.
- Constituer un dossier complet avant tout démarrage.
- Attendre la validation officielle avant de signer définitivement les travaux.
Le budget 2026 est défini. Les objectifs chiffrés sont élevés. Mais entre les dossiers en attente et le nouveau passage obligatoire par un conseiller, le facteur temps devient stratégique.
Pour un bailleur, l’enjeu est simple : transformer cette aide en levier pour sécuriser la conformité énergétique du logement, sans se laisser piéger par un calendrier mal anticipé.
🙏 Merci pour votre lecture !
Rendez-vous le mois prochain pour décrypter les nouvelles actualités de l'immobilier locatif. Des questions sur la gestion locative au sens large ? Consultez notre guide du bailleur pour trouver des réponses simples et concrètes à toutes vos problématiques !
SOMMAIRE
- Comment augmenter son loyer en 2026 ?
- Une nouvelle hausse des charges pour les bailleurs en copropriété ?
- La garantie Visale s’arrête désormais à la troisième année de bail
- Squatteur, locataire mauvais payeur, occupant sans droit ni titre : les confondre peut vous coûter cher
- Le guide du bailleur pour accéder à MaPrimeRénov’ 2026



